Qui veut des tacos à la viande de lion ?

Lion_waiting_in_NamibiaL’expression « manger du lion » prend tout son sens aux États-Unis ! Un fast-food de Floride, appartenant à la chaîne américaine Taco Fusion, propose pour 35 dollars (26 euros) des tacos à la viande de ce félin. Les lions proviendraient d’élevages locaux, de zoos ou encore de cirques avant d’être emmenés dans des abattoirs et usines de transformation.

 

 

 

Safari TacosAvec des tacos au castor, au requin, au serpent à sonnette, à la gazelle, à l’alligator et bientôt aux scorpions frits, on peut dire que la chaîne de restaurant Taco Fusion, spécialiste des plats exotiques, fait dans l’insolite et le mauvais goût.

Même si le fait de proposer ce genre de « Safari Tacos » n’a rien d’illégal aux États-Unis :  » La viande de gibier peut faire l’objet d’un commerce tant que l’animal n’est pas sur la liste des espèces menacées », note la Food and drug administration (FDA) américaine. Le roi des animaux est en effet classé « vulnérable » sur la liste de l’UICN (Union internationale pour la conservation de la nature).

Or pour les associations, cette conduite pourrait devenir une mode et encourager le braconnage ainsi que le trafic. En Afrique, le nombre de lions est passé de 200 000 à moins de 40 000 en un siècle ! Mais vendre ce genre de tacos est très lucratif. « Sur un déjeuner classique, nous réalisons 400 à 500 dollars de ventes, déclarait Brad Barnett, le responsable de l’enseigne, au New York Daily News. Aujourd’hui, nous avons fait 1 450 dollars !« .

La société défend donc ses profits : « Si vous criez au nom de la diversité, au nom de la liberté, au nom de sauvetage d’un lion, alors pourquoi ne criez-vous pas pour les vaches », peut-on lire dans un communiqué sur leur site internet.

Il ne reste plus qu’à espérer que les consommateurs américains fassent appel à leur bon sens pour ne pas cautionner cette démarche.

 

 

 

 

 

 

Tweet about this on TwitterShare on FacebookShare on Google+Pin on PinterestEmail this to someone

Emilie Villeneuve

Sa licence de journalisme en poche, elle s’envole pour la Réunion où elle arpente l’île en tant que journaliste radio au sein de RFO. Une fois revenue en métropole, Emilie se consacre à l’environnement et au bio avec Bioaddict.fr et pige également en tant que journaliste web avec DDMagazine.com. Elle intègre la rédaction de Néoplanète en avril 2011 dont elle est aujourd'hui la rédactrice en chef adjointe du site et de la webradio. Elle fait également partie de l'équipe de "Bougez Vert", émission diffusée sur Ushuaïa TV.