Quel est votre bilan carbone ?

L’Observatoire du bilan carbone des ménages, né d’une collaboration entre Green Inside et Ipsos-logica, a étudié les émissions de CO2 des ménages français. Résultat : le bilan carbone moyen d’un individu équivaut à 61 500 aller-retour Paris-Marseille en avion, soit 7388 kg de CO2 par an. Plusieurs facteurs font varier ce chiffre : la taille du ménage, l’habitation, l’âge ou encore la catégorie socioprofessionnelle.

Premier facteur déterminant : la taille du foyer. « Les foyers d’une personne affichent aujourd’hui un bilan carbone très élevé de 10 685 Kg CO2 par individu alors qu’il est bien plus bas pour les foyers de 3 et 4 personnes (respectivement 5436 et 4612 Kg CO2 par individu) », explique l’étude.

Conséquence directe, les plus de 65 ans (souvent 1 ou 2 individus par foyer) et les moins de 24 ans polluent plus que la moyenne. C’est le logement qui impacte le plus sur les émissions des retraités, notamment à cause d’une utilisation de chauffage plus intense. Chez les 18-24 ans, c’est le transport et particulièrement les véhicules personnels qui contribuent aux émissions de carbone. Les 35-44 ans sont ceux qui émettent le moins de CO2 (6028 kg).

Autre enseignement de l’étude : « les cadres supérieurs et les retraités alourdissent leur bilan carbone par l’usage fréquent de l’avion pour leurs loisirs : 59 % des cadres supérieurs et 40 % des retraités font au moins un voyage en avion au cours de l’année ». Plus on est riche, plus on pollue ! Les ménages modestes représentent ainsi à eux seuls plus du tiers des bons bilans.

L’Observatoire du bilan carbone des ménages suggère différentes pistes d’étude pour redessiner ce portrait de France et limiter les émissions carbone : accélérer la réflexion des politiques de logement, par la construction de logements modulables pour pouvoir s’adapter lorsque la taille de la famille varie) ou la meilleure isolation des bâtiments, développer le co-voiturage

Lors de la conférence de presse du lundi 28 mars dernier, les intervenants n’ont pas exclu l’idée d’une imposition progressive sur les émissions carbone (nulle pour les premières tonnes, puis augmentant avec le comportement des ménages). Cela nivèlerait les inégalités face à la précarité énergétique et pourrait également récompenser les plus vertueux…

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