Quand la canette s’illumine…

Dans le cadre du concours « Coca-Cola du désign durable », Néoplanète vous fait découvrir des artistes et  designers travaillant à partir d’emballages de boissons.

Coup de projecteur sur l’univers artistique de Nina K.  Depuis 4 ans, elle assemble des canettes pour créer des œuvres lumineuses, réunies sous l’expression « L’Art de Rien, Made in Recup ».

La Tour Nade, constituée à partir de 3060 canettes  est une véritable tempête dans le monde de l’art! Vu de l’intérieur, elle est encore plus renversante. Par ses ondulations et ses nuances, elle concrétise une longue plongée dans l’inconnue.
Incarnant ces journées à n’en plus compter, ce fameux temps consacré à la conception. Pas moins de 200 heures pour aboutir à ce résultat. Et « sans machines » tient à ajouter Nina K.

Juste un « bras à la Schwarzenegger », une règle, un cutter, une perforeuse et un ouvre-boîte. Toutes les créations de Nina K son ainsi faîtes. Perforés, oeilletés, assemblés par des anneaux, les morceaux de canettes ainsi disposés, magnifient l’objet en fonction de sa taille ou de son aspect.

Une collecte à tous azimuts

L’idée pour Nina K est de mettre en valeur l’extérieur de l’objet par l’intérieur de l’ouvrage et inversement. A l’image des lampes « gémeaux » et du métal taillé en forme de rosace. La forme incurvée laissant transparaître les éclats de l’ampoule. L’extérieur apportant cette couleur précieuse pour l’objet. Différents tons que l’on retrouve, aussi bien à travers ses lampes que dans son présentoir de pharmacie  .

Avant de mettre à profit les canettes récupérées, Nina K passe par l’étape de la collecte. Pas un mince boulot au regard du nombre de canettes utilisées ! Nina K parcourt les rues de Paris à la recherche de ce matériau brut. Il y a peu, elle s’est même retrouvée à faire une exposition de quartier présentant ces œuvres, afin de montrer pourquoi elle glanait les canettes sur les fenêtres ou les voitures. L’initiative a été une grande réussite, prouvant que la récupération était un art mais aussi un réel mode de vie. Chez Nina K, tous les meubles sont issus de la récupération.

Une « passion »

Avant de se lancer dans la conception de ses « structures », Nina K n’ aucune idée de ce qu’elle va faire. Elle entre alors dans une « totale méditation où les gens n’existent plus », guidée par son instinct et devenant « l’esclave de son double ». C’est lors de l’assemblage, son exercice favori, qu’elle « découvre ce que sa conscience va lui offrir ». Une passion qui prend racine durant son enfance. Petite, elle crée des sarbacanes avec du tube plastique et des prospectus. Avec un lancer à 20m, ajoute t-elle. Un objet unique à l’image de ses œuvres.


De gauche à droite, présentation de « L’art de Rien, Made in Recup » (lampe « Gemeaux », ampoule rouge,photo en haut à gauche et la Tour Nade  vu de l’intérieur, photo en haut à droite).

Lampe Zelton
Présentation pharmacie « L’immeuble »
Lampe « Gémeaux » (ampoule blanche)
Lampe « Dolores »
« Tour Nade »
-Rosaces en canettes « Naissance d’Assia »









Plus d’infos: Prochaine exposition des « structures » de Nina K, au Centre Culturel de Melun, à partir du 26 mars 2011.

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