Quand des rames de métro deviennent des récifs artificiels

Question : qu’est-ce qui, en 7 ans, a permis de multiplier par 400 la quantité de nourriture marine dans une zone marine ? Réponse : des rames de métro usagées. Depuis 2001, la faune marine se réjouit des récifs artificiels qui lui servent d’abris.

Des centaines de rames du métro New-yorkais se sont retrouvées à 25 mètres sous l’eau, à quelques 30 km au large du Delaware. Elles aident à transformer un fond stérile de l’océan en un riche milieu aquatique rempli de moules, d’éponges marines et autres mollusques. “C’est une résidence de luxe pour poissons”, explique au New York Times Jeff Tinsman, qui dirige le programme de récif artificiel du Département des ressources naturelles et du contrôle de l’environnement du Delaware. Au cours des dernières années, les récifs artificiels ont attiré des poissons de haute mer qui y chassent de petites proies. Les écologistes se posent néanmoins des questions concernant la pollution. L’American Littoral Society, une association de protection du littoral, préfère les rochers naturels et les blocs, plus sûrs. Elle est opposée à l’usage des rames à cause de l’amiante présente dans la colle des parois. Les autorités régionales et fédérales ont cependant approuvé l’usage des vieilles rames. Selon elles, seule la présence de l’amiante dans l’air est toxique pour l’homme. D’autres états américains sont aussi intéressés par l’utilisation des vieilles rames de métro. Mais un problème de taille se pose : y aura-t-il assez de vieux wagons ?

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