Qatar 2022 : l’esclavagisme des temps modernes

New_football_stadium_construction_site_in_SPB_01-credit-wikipediaOn n’a pas fini d’entendre parler du Qatar et de son organisation de la Coupe du Monde de football 2022. Après le Qatar-Gate, une affaire de corruption mondiale pour l’attribution de l’organisation de la Coupe du Monde, le pays est en ce moment pointé du doigt pour le non-respect des droits de l’Homme. Avec ses stades en construction, le pays du Golf est en effet jugé comme une prison à ciel ouvert responsable de la mort de 44 ouvriers, tous étrangers. 

C’est l’ambassade du Népal à Doha qui a alerté le journal anglais « The Guardian » du sort des travailleurs étrangers sur les chantiers de construction de la Coupe du Monde de football qui se déroulera au Qatar en 2022. Le constat est grave ; 44 personnes sont mortes entre le 4 juin et le 8 août de l’année 2013. A ce rythme, le nombre de décès pourrait se porter à 4000 le jour du coup d’envoi de la compétition. En cause : des conditions de travail déplorables et des droits bafoués.

Bidding_Nation_Qatar_2022-credit-wikipediaPour le Comité suprême du Qatar 2022 : « Il n’y a aucune excuse pour que les ouvriers soient traités ainsi au Qatar ou ailleurs… »

Dans ce pays du Golf, 90% de la main d’oeuvre provient de l’étranger (Inde, Pakistan, Népal…) et pas moins d’un million et demi d’immigrés devrait rejoindre les chantiers de la Coupe du Monde d’ici un an ! Des ouvrages sur lesquels les Népalais représentent 40% de la main-oeuvre et qui ont perdu vingt-deux des leurs depuis le début des travaux. Les motifs principaux : crise et insuffisance cardiaque ou accident de travail. Des travailleurs en proie aux maladies et quasiment réduits à ce qui s’apparente à de l’esclavagisme moderne. Entassés à douze dans des chambres d’hôtels insalubres, les ouvriers n’ont pas accès à l’eau potable sur les chantiers (pourtant gratuite) où les températures peuvent parfois atteindre les 50°C. Des cadences de 12h de travaux, de jour comme de nuit, sont imposées sans pause et sans nourriture pour construire les douze stades, routes, hôtels et ports que nécessitent l’accueil de la compétition de football.

A lire page 2 : la langue de bois de la FIFA et du Comité Suprême du Qatar 

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Suite à l'obtention de son DUT dans le commerce en 2008, il prend une année sabbatique qui l’emmène sur les routes des Etats-Unis, de l'Angleterre et de l'Italie. Après une courte carrière dans le commerce il décide de changer de voie et entame des études de journalisme radio à Paris.