Projet POC21 :

L’open source d’innovation écologique

Il y a la COP21… et le projet POC 21 (Proof of Concept 21, en français « preuve de faisabilité»). Le rapprochement n’est pas un hasard. Plus de 100 participants, ingénieurs, architectes, designers ou encore artisans, se sont réunis dans un château, à Millemont, dans les Yvelines, pour réaliser des innovations durables. Pendant 5 semaines, sur le modèle de l’« open source », ils ont ensemble finaliser et construit des produits en vue de les présenter lors de la conférence fin décembre.

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Le concept a eu du succès. Les idées sont arrivées à la louche : près de 200 candidatures de projet ont été recueillis. Le choix n’a pas été facile.  Seuls 12 ont été sélectionnés. Parmi eux, nous avons retenu :

  • Une éolienne « Do It Yourself » (traduisez « à faire soi-même »), avec des objets que vous pouvez trouver au fond de votre garage : une chateau extérieurperceuse, une riveteuse et un cutter. La version actuelle du prototype est capable de délivrer 1 kW sous un vent de 60 km/h. Vous trouverez un tutoriel vidéo sur le site de POC21.
  • Un meuble de cuisine qui permet de ne rien gâcher : avec un système d’aquaculture, il conserve, découpe et composte les biodéchets. Le « projet Biceps Cultivatus » est conçu pour être autonome alimentairement et énergétiquement parlant.
  •  Alors que 4 milliards de personnes souffrent de maladies et que 1.5 millions meurent chaque année par manque d’accès à l’eau potable, les équipes de POC21 ont imaginé un filtre antibactérien intégrable à n’importe quelle bouteille. Celui-ci permettra de rendre l’eau potable à moins d’un euros.
  • Combien de fois on nous a répété de prendre une douche plutôt qu’un bain afin d’économiser l’eau ? POC21 tape encore plus fort : une équipe a imaginé une douche qui nettoie en temps réel l‘eau sale qui s’écoule de notre cabine pour la renvoyer dans le pommeau illico. Niveau économie, ils sont imbattables.

 

poc21 gorupe A l’initiative de ce rassemblement : deux associations. OpenState et Ouishare. Le premier  est un collectif allemand de designers et de créateurs qui, selon leur site web, « conçoit des prototypes pour un mode de vie vraiment durable » et le deuxième est une communauté internationale qui développe des projets autour de l’open source. « On a voulu montrer que des solutions alternatives pouvaient venir d’en bas, que nous ne sommes pas obligés d’attendre que les pouvoirs publics réagissent, et surtout que ces solutions sont à la portée de tous « , précise l’ancien ingénieur Benjamin Tincq, 31 ans et cofondateur de Ouishare. Pour financer cet événement, un investissement de 950 000 euros a été nécessaire « 700 000 euros proviennent de nos partenaires, choisis en fonction de leur intérêt pour l’économie collaborative et les modes de production open source. On a également bénéficié d’un apport en nature (ordinateurs, outils etc…) correspondant à 250 000 euros », explique Benjamin Tincq.

Le modèle “open source” peut-il ouvrir une nouvelle voie, à quelques mois de la conférence Paris Climat 2015 ?

 

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Pauline Oheix

En école de journalisme, Pauline est passionnée de voyage et de.... natation synchronisée. Tantôt au Viêt Nam, en Slovénie, au Canada, prochainement à Dublin, elle ne tient pas en place. Préserver la planète est un combat qui lui tient à cœur. A la fois sportive et rêveuse, à 20 ans, Pauline porte avec elle la joie de vivre et l'envie de découvrir les quatre coins du monde.