Projet Pilote Waru Wora à Sumba – Indonésie

De l’eau potable pour tous… et la fin d’un cauchemar pour les femmes
On y est presque ! Pourquoi et comment nous aider ?

André Graff excellent ami de Néoplanète nous conte l’histoire de son projet solidaire en Indonédie.

Waru Wora est un petit village de l’île de Sumba, l’une des plus démunies de l’archipel indonésien.

J’y suis passé pour la première fois en 2004 en simple touriste, et l’une des nombreuses photos que j’ai pu y prendre s’est tout simplement gravée dans mon esprit de manière indélébile. On y voit un groupe de femmes en train de s’approvisionner en eau dans un bourbier d’une mangrove.

Comme en bien d’autres endroits sur terre, la corvée d’eau est l’une des plus pénibles tâches dévolues aux femmes, qu’elles soient très âgées ou encore gamines. Ici, cette tâche consistait à parcourir chaque jour plusieurs kilomètres pour récupérer une eau sale et croupie dans un lieu qui n’a pas grand-chose à voir avec l’idée que l’on peut se faire d’une source. L’endroit me rappelait bien davantage les bauges de sangliers dans les forêts de mon Alsace natale.
J’ai alors enregistré les coordonnées du lieu sur mon GPS et je me suis promis de revenir un jour pour tenter d’améliorer le sort de ces humains, de ces femmes surtout.

S09°45,099’/E119°20.052′

Promesse tenue !

J’y suis revenu l’année suivante, en 2005. Dans mon bagage, j’avais d’abord un stock de 3547 images que je souhaitais remettre à ceux-là même que j’avais photographiés un an plus tôt. Sourires, incrédulité : nous sommes en phase. Mais j’avais surtout l’idée que rien ne m’arrêterait dans mon projet de doter ce village d’un accès à de l’eau potable… sans trop savoir comment je m’y prendrais.

J’ai été rapidement adopté par cette communauté, laquelle m’a rebaptisé du nom chamanique de AMAENODU. Quelque temps plus tard, « mon » village de Sumba était doté d’un puits propre et efficace.

Et puis, sur ma lancée, j’ai creusé 12 autres puits (d’autres sont en chantier) dans d’autres villages de Sumba et sur une île voisine. Le tout, essentiellement sur mes fonds propres.

Mission largement accomplie ?

Et bien non ! Trouver de l’eau potable pas trop loin d’un village et creuser un puits qui respecte des normes sanitaires, c’est une chose. Faire en sorte que les femmes ne soient plus obligées de transporter cette eau chaque jour sur plusieurs kilomètres, c’en est une autre.
Et c’est pour cette ultime étape que j’ai besoin de vous.

La chronologie du projet : ce qui est déjà fait…

Depuis mon retour à Sumba en 2005, j’ai passé le plus clair de mon temps avec mes amis – les « Gueux des Jungles des Iles de la Sonde ».

2005 – Lors d’un bref séjour sur l’île voisine de Savu, et de manière tout à fait fortuite,j’apprends à faire des puits par un procédé à la fois original, simple et durable à l’aide de cylindres de béton empilés les uns sur les autres. Je fais immédiatement fabriquer 2 moules que j’achemine à Sumba et je commence, avec l’aide des gens de mon village, à fabriquer des cylindres de béton (il en faut de 10 à 30 pour un puits).

André nous explique en vidéo cette méthode de fabrication de puits

[dailymotion]http://www.dailymotion.com/video/x7y4p3_andre-construit-des-puits-en-indone_news[/dailymotion]

2006 – Mon village à Sumba est doté d’un puits efficace et propre. Alimenté par 3 sources, il prodigue 12 litres/seconde d’une eau claire et limpide. Confiée pour analyses à un laboratoire de Jakarta, cette eau est certifiée « immédiatement potable ».

2007 -Notre histoire d’eau a fait tache d’huile ! Nous avons donc constitué une petite coopérative de production de cylindres de béton avec 9 amis du village de Waru Wora. Ainsi, nous avons pu réduire les coûts de réalisation d’une douzaine de puits tout en prodiguant un revenu de leur travail à ces amis (et donc à leurs familles).

Toutes ces réalisations ont été accomplies :

– avec l’aval des autorités locales mais en dehors de toute action programmée de ces autorités (afin d’éviter un rapide enlisement du projet)
– « garanti sans ONG ». Totalement maître du projet et libéré du poids de gérer une organisation (ou d’en dépendre), j’ai l’assurance d’être plus efficace, plus en phase avec les premiers concernés, et davantage en mesure de suivre chacune de mes entreprises, pas à pas et à long terme.
– sans aucune intrusion d’opérateurs privés venant « aider »… pour mieux asseoir leurs intérêts particuliers, business ou réputation.

Le financement ?

– Ma poche. 75% des coûts de mes réalisations ont été couverts par le petit revenu que représente la location de ma maison en France… et par le fait que j’ai adopté à Sumba un niveau de vie (lire « survie ») très proche de celui des gens de mon village.

– Un petit groupe d’amis en France, structurés en association à but non-lucratif, me soutient dans mes entreprises. A toute petite échelle pour l’instant. Cette association s’appelle IMPLICWWW et est vouée aux Waru Wora Waterprojects (coordonnées en fin de ce document).

Et aujourd’hui ?

Le puits de mon village donne enfin un accès à l’eau potable. L’ère des bauges de sangliers est révolue. Mais mon projet d’améliorer la vie des femmes n’est pas encore atteint.
Des siècles de tradition guerrière ont amené les villages à s’établir au sommet des collines… alors que l’eau se trouve généralement dans les vallées. Si l’eau désormais consommée a beaucoup gagné en qualité et si les femmes ont un peu gagné en distance à parcourir, celles-ci sont toujours astreintes à porter l’eau du puits jusqu’au village : un bon kilomètre de grimpette abrupte et dangereuse, avec des seaux de 20 à 40 kg sur la tête.

Alors, j’ai eu une idée… que j’ai baptisée PPWW pour Projet Pilote Waru Wora.

Projet car il reste à accomplir, et Pilote car il pourrait servir de guide à d’autres projets, sur d’autres sites.

L’idée est toute simple : elle consiste à acheminer l’eau du puits jusqu’au sommet de la colline (2000 personnes vivent en aval de ce sommet) à l’aide de canalisations et de 2 pompes alimentées par l’énergie solaire.

Elle consiste aussi à ne pas répéter d’invraisemblables erreurs régulièrement commises dans la région par diverses ONG et, souvent, par les instances gouvernementales.

Aspect techniques

OBJECTIF

L’objectif est d’assurer un pompage quotidien de 40 m3 d’eau sur une élévation de 130 mètres (le dénivelé entre le puits et le village) en un parcours d’environ 900 mètres.
– une première pompe est placée en immersion dans le puits. Par une canalisation d’environ 450 mètres, elle envoie l’eau dans un réservoir intermédiaire situé à mi-hauteur de la colline au lieu d’un hameau intermédiaire.
– une seconde pompe est immergée dans ce réservoir intermédiaire. Elle envoie l’eau jusqu’à un second réservoir, plus vaste, situé au sommet de la colline (au-dessus du village). Pour cette seconde étape, la canalisation est d’environ 500 mètres. Elle comporte un « point de repiquage » pour l’alimentation en direct du village. Le réservoir au sommet permet l’alimentation des communautés environnantes par simple gravité.

Cette installation en 2 étapes permet d’utiliser des pompes économiquement abordables (plutôt qu’une seule, très chère) et autorise une meilleure distribution de l’eau (un certain nombre de villageois, installés à mi-pente, pourront s’approvisionner directement au réservoir intermédiaire).

Les réservoirs pourront être fabriqués par l’équipe de production des cylindres de béton. Cette équipe est désormais bien entraînée et tout à fait compétente pour produire des réservoirs propres et adéquats.

L’installation inclut 3 petits locaux destinés à abriter les gardiens et le matériel de maintenance (au niveau du puits, du réservoir intermédiaire et du réservoir supérieur).

SOURCE D’ENERGIE : SOLAIRE ET SANS AUCUNE BATTERIE !

Pour l’alimentation des 2 pompes, j’avais d’abord envisagé l’énergie éolienne.

Ancien spécialiste des observations en aérologie (plus de 20 ans d’activité professionnelle en tant que pilote-instructeur en montgolfière), j’ai cependant été amené à constater que les régimes de vent ne sont pas assez réguliers pour une alimentation énergétique permanente du projet. Je me suis donc tourné vers le Soleil.

Avec l’aide amicale d’un ingénieur es-énergie solaire, j’ai conçu une installation ne faisant intervenir aucun stockage énergétique, c’est à dire aucune batterie. Chaque pompe est directement alimentée par un groupe de 6 à 7 panneaux solaires. Le pompage ne se fait que durant la journée mais le volume débité est amplement suffisant.

CANALISATIONS : INNOVER… ET CONGEDIER LA BETISE !

L’immense majorité des travaux d’adduction d’eau réalisés dans l’est de l’Indonésie (aussi bien par des ONG que par les services gouvernementaux) le sont à l’aide de canalisations… en acier.

Considérant que cette région du globe est bien connue pour sa forte corrosion et pour ses secousses sismiques quasi-quotidiennes, l’usage de l’acier me semble relever d’un entêtement inexpliqué (à moins que des intérêts que j’ignore soient en jeu) et des plus stupides. Dans le meilleur des cas – et j’en ai examiné beaucoup – ces installations atteignent rarement une longévité de 2 ans !

Utiliser de l’acier à Sumba est d’autant plus voué à l’échec que tout ce qui ressemble à du métal (incluant les câbles électriques) y est très rapidement volé pour être transformé en épées, en sabres et en lances, activité de recyclage parfaitement maîtrisée par une société historiquement guerrière (guerres tribales) et donc très habile à la forge.

La solution consiste à utiliser des canalisations de polyéthylène (PE). Ce matériau a depuis longtemps fait ses preuves dans de nombreux pays et l’installation y gagnera également en termes de coûts, de durabilité et de facilité de mise en oeuvre. En outre, le PE présente peu d’intérêt pour les forgerons armuriers !

Ces tubes font 2 pouces (environ 5 cm) de diamètre. Deux sections de 450 et 500 mètres de longueur devront être achetées à Jakarta, le plus proche endroit où il est possible de s’en procurer.

Vos garanties :

– VOTRE SATISFACTION. En prenant part au projet PPWW, vous vous rendez complice d’un avenir meilleur pour une communauté de plus de 2000 personnes. Vous pourrez alors être tenu pour responsable des exclamations de toutes les femmes de Waru Wora : « Nous vivons une époque formidable, il y a maintenant de l’eau au village ! ».

– UN RETOUR D’INFORMATION en temps réel par mon site internet. Vous pourrez également l’associer à votre communication. Je tiens également à votre disposition les « carnets de bord » de et le matériel photographique témoignant de l’évolution du projet.

Informations complémentaires et contacts :

Mon site internet : http://web.mac.com/graffounet

En particulier, la rubrique « revue de presse » vous donnera un aperçu de qui je suis et de ce que j’ai déjà entrepris (extraits de presse et reportages).

Association IMPLICWWW (à vocation exclusivement philanthropique) :
65, rue 9e Zouave 68140 MUNSTER, France
implicwww@gmail.com

André GRAFF : graffounet@gmail.com
Tél. : +(62) 81 236 380 252

Coordonnées bancaires en France ou/et en Indonésie : sur simple demande à l’une des adresses e-mail ci-dessus.

Contribution directe via PAYPAL :
http://www.association-service.com/do_dons.php?assoc=174423

Par André Graff

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