Produits de beauté : la chasse au gaspi

Vous avez acheté un shampoing que vous n’aimez plus ? Vous avez retrouvé une vieille crème dans un de vos placards ? Rien d’étonnant : chaque Français a, en moyenne, une vingtaine de produits qui traînent dans sa salle de bains. Voici quelques astuces pour les détourner de leur usage premier, au lieu de les jeter.

Extrait de NEOPLANETE 21

LES 5 INCONTOURNABLES

Crèmes et laits hydratants

Que leur texture ne vous plaise pas, que les résultats escomptés ne soient pas à la hauteur de vos attentes ou que leur odeur ne vous inspire plus confiance, votre canapé en cuir n’en a rien à cirer ! Les crèmes et les laits, pour le corps ou le visage, peuvent nourrir vos vêtements ou votre mobilier en cuir. Ils retrouveront ainsi une seconde jeunesse.

Vernis

Que celles qui n’ont jamais eu un collant filé juste avant un rendez-vous important lèvent le doigt ! Pour éviter les déconvenues, glissez un flacon de vernis transparent dans votre sac à main. Deux coups de pinceau, et le trou cessera de s’agrandir.

Huiles de bronzage

Après les séances à se faire dorer la pilule sur la plage, il nous reste souvent de l’huile solaire, par exemple au monoï. Cela tombe bien, c’est idéal pour hydrater une peau desséchée. Autre astuce : appliquez-la sur les longueurs abîmées de vos cheveux, pour un soin en profondeur. Chauffez l’huile entre vos paumes, puis froissez les pointes avec vos mains. En plus de les nourrir, vous obtiendrez un joli look coiffé-décoiffé. Avant votre shampoing, vous pouvez aussi transformer votre huile solaire en masque : faites bien imprégner chaque mèche et laissez poser dix minutes.

Soins après-soleil

Ultra-nourrissants et apaisants, voire prolongateurs de bronzage, ces laits sont parfaits en guise de crèmes hydratantes, pour le visage ou le corps, selon leur fonction d’origine. Vous pouvez donc vous en resservir au gré de vos envies, même si vous ne vous êtes pas mis au soleil avant.

Brumisateurs

Vous aviez craqué pour une eau légère ? Transformez-la en brume pour les cheveux. Sans alcool, elle ne les dessèchera pas. À moins que vous ne préfériez l’utiliser comme lotion tonique le matin, à appliquer sur votre visage pour réveiller votre teint. Et un autre psitt après votre maquillage pour le fixer ! Enfin, cet été, si vous avez trop chaud, n’hésitez pas à vous rafraîchir avec.


JE TRIE,TU TRIES, NOUS TRIONS !

Vous jetez votre tube de dentifrice dans la poubelle de recyclage ? Et votre déodorant dans celle des ordures ménagères ? Rien d’anormal, vous faites partie des 79 % (1) de Français qui s’emmêlent les pinceaux quand il s’agit de recycler les produits cosmétiques et d’hygiène. Mais cela devient franchement problématique quand on sait que seulement 55 % d’entre nous trient les déchets de salle de bains, alors que 84 % le font dans la maison en général !

Pour vous faciliter la tâche et vous encourager à être écoresponsable, plusieurs enseignes vous proposent de déposer les contenants de vos produits de beauté vides en magasins.

Chez Lush, si vous rendez cinq pots noirs, vous repartez avec un masque frais gratuit. Cette opération dure toute l’année. En France, les pots sont récupérés pour leur donner une seconde vie. En Grande-Bretagne, ceux qui sont usagés sont refondus pour fabriquer d’autres pots noirs Lush.

Depuis quelques mois, L’Occitane teste une incitation au recyclage dans quelques-uns de ses établissements : une réduction est ainsi accordée aux clients rapportant plusieurs contenants vides en boutiques. Dans l’attente de savoir si le test sera concluant, la marque de cosmétiques essaie déjà de réduire nos déchets en commercialisant des recharges de produits. Une solution économique et écologique déjà mise en place chez Corine de Farme, Coslys ou encore Bourjois, pour la gamme Écoute ta nature.

Pensez également à réutiliser les contenants miniatures, souvent offerts en échantillons : une fois nettoyés, ces petits flacons peuvent être à nouveau remplis. Très pratique pour alléger votre trousse de toilette en vacances !

(1) Selon une étude Ipsos commandée par l’organisme Eco-Emballages et publiée en mars 2010.

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