Quand les animaux aident les prisonniers…

crédit photo phovoirDépression, dépréciation de soi, manque de lien social, obligation d’occulter ses émotions : les détenus se heurtent aux murs de leur prison ; en prenant soin d’animaux, ils réapprennent à vivre différemment.

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Version écrite de la chronique

Parmi les solutions pour aider et intégrer les prisonniers,  les animaux

Les animaux sont des compagnons incroyables d’un point de vue psychologique, la zoothérapie est utilisée dans de nombreux domaines et, bonne nouvelle, elle est de plus en plus utilisée en milieu carcéral. Cela devrait intéresser nos ministres Taubira et Vals ! C’est une américaine qui a eu cette idée. Sœur Pauline Quinn, dès 1981, a proposé aux détenues d’une prison pour femmes de l’état de Washington de s’occuper de chiens abandonnés, pour les rassurer puis les dresser afin qu’ils puissent ensuite assister des personnes handicapées… Et ça marche : aujourd’hui, on compte près de 700 programmes de réinsertion liés aux animaux dans les prisons américaines. Avec un engouement pour l’équithérapie, donc avec les chevaux, culture oblige ! En France, cela se passe à Strasbourg ou à Fleury-Mérogis où l’on propose même à certains prisonniers des séances de médiation avec un cheval.

Ce qui se joue entre un détenu et un animal

L’empathie face à un animal abandonné,  lui aussi,  par la société;  la fierté de faire quelque chose de bien;  des responsabilités qui vous donnent confiance en vous;  la complicité avec les autres prisonniers voire les gardiens avec qui on va parler chiens ou chats… Les raisons de s’intéresser à ces programmes de médiation sont nombreuses !  Courrier International a publié un article sur la prison de Hajnowka en Pologne où des prisonniers, tous condamnés pour violence ou assassinats,  dressent des chiens abandonnés. Or pour être efficace, il faut être patient, doux et ne pas agresser son chien. Du coup, les détenus se rendent compte qu’ils peuvent atteindre leurs objectifs sans violence. Et progressivement, ils se mettent à aimer ces chiens qui le leur rendent bien et ces gens à priori indomptables, le comprennent très bien sans qu’on ait besoin de leur aboyer dessus !

La chronique « Bonne Nouvelle » de Yolaine de la Bigne sur ce sujet a été diffusée ce lundi 9  septembre 2013 sur Europe 1. Retrouvez chaque jour sur Néoplanète ses chroniques « Bonne Nouvelle » et « Environnement », enrichies de photos, de vidéos et de liens internet.

 

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Yolaine De La Bigne

Femme en or de l’environnement en 2007, journaliste de presse écrite et radio, auteur de plusieurs livres, elle a été une des premières « rurbaines » à habiter entre Paris et la campagne. De sa collaboration avec Nicolas Hulot pour Ushuaia et Allain Bougrain Dubourg, en passant par le prix Terre de Femme de la Fondation Yves Rocher, la création de Fêt Nat’ en 2006 ( fête de la nature et de l’écologie ), Yolaine renforce son engagement personnel à travers le lancement de l’agence de presse Kel Epok Epik et de Néoplanète.