Pourquoi choisir une crème solaire bio ?

Le soleil est (enfin !) parmi nous. Pour se protéger des UVA et des UVB, pourquoi faut-il privilégier les produits solaires biologiques ? Néoplanète fait le point.

Pour moi et pour ma santé. Tous les produits solaires renferment des filtres. Ce sont eux qui nous protègent contre les UVA et les UVB. Pour les crèmes solaires traditionnelles, les filtres sont de synthèse. Issus de la pétrochimie, ils sont soupçonnés d’avoir des répercutions sur notre équilibre hormonal. On retrouverait des molécules de ces filtres jusque dans le lait maternel. Du côté des crèmes solaires biologiques, les filtres sont minéraux, donc naturels. Ce sont des micro-pigments comme le dioxyde de titane ou l’oxyde de zinc qui reflètent les rayons du soleil.

Pour protéger l’environnement. 4000 tonnes de résidus de crèmes solaires classiques se déposeraient chaque année sur des massifs coralliens. Des chercheurs spécialisés en biologie sous-marine ont établi que 10% d’entre eux sont déjà affectés par ces substances. Une catastrophe écologique quand on sait que les coraux sont l’un des écosystèmes majeurs de la planète. Les résidus chimiques laissés par les baigneurs en mer seraient aussi à l’origine de la diminution de la concentration du plancton, un micro-organisme marin à la base de la chaîne alimentaire aquatique. Un désastre qui a des répercussions sur toute la biodiversité marine. Exemptes de substances chimiques, les crèmes solaires bio sont elles inoffensives pour l’écosystème marin.

L’efficacité en question. Comme les produits solaires traditionnels, les crèmes solaires bio doivent répondre aux normes de composition et d’étiquetage imposées par les directives européennes sur les cosmétiques. Elles sont également soumises à des contrôles a posteriori effectués par l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) afin de vérifier qu’elles offrent bien la protection affichée sur les étiquettes.

Mais les crèmes solaires bio ne sont pas encore parfaites. On leur reproche notamment de contenir trop d’huiles essentielles, qui peuvent se révéler allergisantes pour les peaux sensibles. Et de laisser un film blanc sur la peau. Pour régler ce problème, les industriels ont transformé les micro-pigments en nanoparticules. Le hic ? On ne connaît pas encore bien les effets sur la santé de ces nanoparticules. Par mesure de précaution, la certification Ecocert interdit les nanoparticules d’une taille inférieure à 100 nm : un produit labellisé Ecocert ne présenterait donc aucun danger pour la santé. Les marques ont jusqu’à fin décembre 2010 pour changer leurs formules. En revanche, le label allemand BDIH ou le nouveau Natrue les acceptent encore.

Notre shopping éthique
Par mesure de précaution, on privilégie les crèmes solaires bio exemptes de nanoparticules : vous en trouverez chez des marques comme Melvita, Bergasol bio et Dermatherm. Lavera, Lovea Bio ou encore Phyt’s proposent aussi des gammes complètes de protections solaires certifiées bio.


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