Le porno devient écolo

Faites l’amour pas la guerre ! L’association coquine « Fuck for forest » sort ce samedi en Grande-Bretagne un documentaire sur sa vie en communauté hippie à Berlin et l’excentricité de leur propre mouvement caritatif.

Mettre le porno au service de l’écologie, tel est le mot d’ordre peu comm©fuck for forest 2un de l’association norvégienne « Fuck for forest ». A travers son site internet, sa principale source de revenu, elle propose une grande palette de contenu érotique et pornographique. Pour 10 à 80 euros, selon la gourmandise de chacun, on peut ainsi accéder aux contenus et financer divers projets environnementaux au Brésil, en Equateur, ou encore au Costa Rica. Tout est fait maison : vidéos, films et photos. « Le sexe est souvent utilisé pour nous inciter à acheter toutes sortes de produits ou d’idées de merde, alors pourquoi pas l’utiliser pour une bonne cause ? », défendent les premiers partisans.

« Ils ne prévoient jamais rien »

©fuck for forest bisToujours dans le cadre du mouvement caritatif, quatre membres actifs sortent ce samedi un documentaire en Grande-Bretagne. Le réalisateur polonais Michel Marczak partage avec audace la vie en communauté hippie de l’association, leurs manifestations dénudées et les rapports entre les membres du collectif moins bien organisé qu’on pourrait imaginer. « Je ne veux pas juger », démystifie-t-il. « Mais ils essayent de sauver les gens à l’autre bout du monde, mais ils n’arrivent même pas à s’entraider eux-mêmes. Ils vivent dans un conte de fées, selon leurs propres règles. Ils ne prévoient jamais rien, même pas ce qu’ils feront le lendemain. Il n’y a aucune règle. C’est ce qui m’a intrigué. » Loin d’être une critique de l’association, ce documentaire se veut surtout être informatif et montrer l’arbre qui cache la forêt. Derrière une cause comme celle-ci, se camouflent quelques défauts qu’il s’est senti obligé de partager.

 

Plus d’informations sur le sitewww.fuckforforest.com

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Après un passage à Paris-Normandie et au service politique de Nord Éclair, Grégoire Gantois, étudiant en journalisme à l'ISCPA, s'intéresse aujourd'hui à l'actualité écologique et environnementale à Néoplanète.