Pollution des eaux chinoises : Greenpeace étale le linge sale des marques de sport

Après des mois d’enquête, l’ONG a révélé le rapport « Dirty Laundry » (« Linge sale ») qui montre comment certaines grandes marques internationales, comme Nike et Adidas , travaillent avec des fournisseurs chinois qui polluent les rivières en rejetant des produits chimiques toxiques.


Ces produits nocifs peuvent notamment causer des problèmes hormonaux ou des cancers pour l’Homme mais aussi de graves conséquences sur l’écosystème et la vie aquatique. Suite à ces terribles conclusions, Greenpeace Chine dévoilait le 13 juillet dernier la campagne DETOX. Dans un nouveau rapport (« Dirty Laudry 2 »), Greenpeace publiait en août dernier les résultats d’analyses effectuées en laboratoire sur 78 articles de 15 marques différentes : Abercrombie & Fitch, Adidas, Calvin Klein, Converse, GAP, G-Star RAW, H&M, Kappa, Lacoste, Li Ning, Nike, Puma, Ralph Lauren, Uniqlo et Youngor. Résultat : 52 articles fabriqués dans 12 pays présentaient des résidus d’éthoxylates de nonylphénol (NPE) en quantités supérieures à la limite autorisée, soit les deux tiers !

Or, ces NPE ne sont pas sans danger. Une fois que les vêtements sont lavés, ils se dissolvent dans l’eau et se transforment en nonylphénol, un produit toxique qui peut, à terme, s’accumuler dans les sédiments des rivières et se retrouver dans la chaîne alimentaire. Depuis que tout ce « linge sale » a été mis à jour, Greenpeace met la pression sur les marques de l’industrie textile pour qu’elles prennent les mesures nécessaires pour qu’elles fassent le ménage dans leurs chaînes de production pour exclure toutes substances toxiques. Nike, Puma, Adidas et Lacoste ont relevé le défi en mettant prochainement un plan d’action. Les deux dernières marques devraient adopter une politique « zéro rejet », « reconnaissant de fait qu’en matière de produits toxiques et dangereux, aucun niveau ne saurait être inoffensif pour l’être humain ou pour l’environnement« , indique Greenpeace.

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Emilie Villeneuve

Sa licence de journalisme en poche, elle s’envole pour la Réunion où elle arpente l’île en tant que journaliste radio au sein de RFO. Une fois revenue en métropole, Emilie se consacre à l’environnement et au bio avec Bioaddict.fr et pige également en tant que journaliste web avec DDMagazine.com. Elle intègre la rédaction de Néoplanète en avril 2011 dont elle est aujourd'hui la rédactrice en chef adjointe du site et de la webradio. Elle fait également partie de l'équipe de "Bougez Vert", émission diffusée sur Ushuaïa TV.