Quelle époque éthique :

Y’a comme un grain : le sable disparaît

Chaque année, entre 5 et 15 milliards de tonnes de sable marin sont récoltées. Afin de fabriquer béton, puces électroniques, verre, ou papier nous avons besoin de sable et nous nous servons généreusement… Au risque de fragiliser nos plages, nos côtes et nos îles.

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Écoutez Yolaine de la Bigne derrière le micro de Sud Radio ! Retrouvez-la chaque matin à 6h10 et 7h22 du lundi au vendredi, dans « Quelle époque éthique », une chronique à télécharger :

Version audio :

Version écrite :

Tout l’été, on le sent sous nos pieds, le sable est doux et chaud mais il est en danger

Car il disparaît : 75% des plages du monde se réduisent comme peau de chagrin. De l’Australie à l’île Maurice, de la Bretagne à la Floride le sable est pillé par l’homme… Chaque année, entre 5 et 15 milliards de tonnes sont prélevés selon les estimations. Les marchands de sable fragilisent ainsi les côtes qui résistent moins bien aux vagues, s’érodent puis reculent.

Car le sable est une matière première indispensable !

En tout cas le sable de la mer car ses grains sont plus anguleux et possèdent des qualités mécaniques indispensables pour les matériaux de construction comme le béton, contrairement au sable des déserts dont les grains sont plus arrondis par les vents et qui ne lui permet pas de s’agglomérer. 200 tonnes de sable sont nécessaires pour bâtir une maison de taille moyenne et 30 000 tonnes pour un seul kilomètre d’autoroute… Sans compter les millions de tonnes pour fabriquer les puces électroniques, le verre, le papier, le plastique ou les cosmétiques. C’est à une véritable ruée vers le sable marin que nous assistons. Pas de quoi sabler le champagne car des îles, comme celles des Maldives sont peu à peu englouties. Là encore, au delà du drame environnemental, le problème est éthique car ce sont les petites îles qui vont payer la gourmandise insatiable des pays riches. Encore un grain de sable dans notre système capitaliste !

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Yolaine De La Bigne

Femme en or de l’environnement en 2007, journaliste de presse écrite et radio, auteur de plusieurs livres, elle a été une des premières « rurbaines » à habiter entre Paris et la campagne. De sa collaboration avec Nicolas Hulot pour Ushuaia et Allain Bougrain Dubourg, en passant par le prix Terre de Femme de la Fondation Yves Rocher, la création de Fêt Nat’ en 2006 ( fête de la nature et de l’écologie ), Yolaine renforce son engagement personnel à travers le lancement de l’agence de presse Kel Epok Epik et de Néoplanète.