Quelle époque éthique !

Votre enfant est-il condamné à être idiot ?

baby-499976_1280Les particules fines, les perturbateurs endocriniens et autres polluants en tous genres pourraient à terme nous rendre moins intelligents. Sans vouloir anticiper sur un scénario catastrophe, on préfère le savoir, non ?

Écoutez Yolaine de la Bigne derrière le micro de Sud Radio ! Retrouvez-la chaque matin à 6h10 et 7h22 du lundi au vendredi, dans « Quelle époque éthique », une chronique à télécharger :

Version audio :

Version écrite, collaboration Nathalie Cayzac :

Entre les particules fines et les perturbateurs endocriniens, on commence à connaitre les effets de ces différents polluants sur nos organismes, poumons, cœur, hormones… Mais sur nos cerveaux, que sait-on ?

Pas encore grand chose mais on connaît mieux les impacts sur le cerveau de nos enfants et ce, dès la période in utero. Selon de nombreuses études, les polluants affecteraient les cerveaux des enfants et entraîneraient une baisse de leur quotient intellectuel. On ne va pas les citer toutes mais par exemple, en Californie, l’équipe de la Berkeley School of Public Health a démontré une baisse de 7 points de QI en comparant des enfants exposés in utero à des pesticides par rapport à d’autres enfants dont les mères avaient été moins exposées.

En fait, c’est parce que le cerveau est en plein développement en cette période intra utérine qu’il est le plus sensible aux dommages éventuels de substances toxiques.

Oui, mais cela concerne aussi les enfants en bas-âge, jusqu’à 2 ou 3 ans et même plus âgés comme en témoigne une étude réalisée, en 2015, à Barcelone par le Centre pour la recherche en épidémiologie environnementale, sur des enfants âgés de 7 à 10 ans ; ceux qui étaient exposés aux pollutions atmosphériques progressaient moins bien à l’école…

De là à conclure que la pollution rend moins intelligent… il y a un monde, non ?

« Elle empêche les enfants d’atteindre leur plein potentiel intellectuel », affirme David Bellinger professeur de neurologie et de psychologie à la Harvard School of Public Health, cité par Science et vie. Mais il se veut prudent : « il est difficile d’imputer à un seul facteur, en l’occurrence la pollution, une tendance nationale de QI car le QI est sous l’influence de nombreux autres facteurs qui ont évolué en même temps que la pollution ». Restons prudents nous aussi, des réglementations existent en France et en Europe pour gérer les particules fines, les perturbateurs endocriniens et des matières directement responsables de dommages sur nos santés : le plomb et l’amiante sont hors la loi ; l’essence plombée voit ses derniers jours arriver ; le bisphénol A est interdit en France depuis 2015, les PCB depuis 2001 : les choses avancent. Vers le mieux. Soyons intelligents et restons vigilants si on ne veut pas que l’humanité devienne comme stupide comme dans le film « Idiocracy ».

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