Véronique Jannot : pause sourire

Elle a adopté le bouddhisme comme philosophie de vie. Prenant fait et cause pour le Tibet, la comédienne Véronique Jannot a réalisé un documentaire intitulé « Dakini, la sagesse au féminin » pour donner la parole aux femmes bouddhistes en exil. Elle le présente le 24 juin prochain, au Festival Planète Honnête (1). Rencontre.

Comment Véronique Jannot est-elle venue au bouddhisme et qu’est-ce-que cela lui apporte ? (3’05)

[audio:http://www.neo-planete.com/wp-content/uploads/2011/06/Comment-Veronique-Jannot-est-elle-venue-au-bouddhisme-et-qu-est-ce-que-cela-lui-apporte.mp3|titles=Comment Veronique Jannot est-elle venue au bouddhisme et qu est-ce-que cela lui apporte]

Son engagement pour le Tibet et son documentaire « Dakini, la sagesse au féminin ». (4’20)

[audio:http://www.neo-planete.com/wp-content/uploads/2011/06/Son-engagement-pour-le-Tibet-et-son-documentaire-Dakini-la-sagesse-au-feminin.mp3|titles=Son engagement pour le Tibet et son documentaire Dakini la sagesse au feminin]

Le Tibet, une catastrophe environnementale. (1’36)

[audio:http://www.neo-planete.com/wp-content/uploads/2011/06/Le-Tibet-une-catastrophe-environnementale.mp3|titles=Le Tibet une catastrophe environnementale]

Une passionnée de la nature et des animaux très engagée pour la protection de la planète. (3’58)

[audio:http://www.neo-planete.com/wp-content/uploads/2011/06/Une-passionnee-de-la-nature-et-des-animaux-tres-engagee-pour-la-protection-de-la-planete.mp3|titles=Une passionnee de la nature et des animaux tres engagee pour la protection de la planete]

(1) Du 24 au 26 juin. Plus d’infos : http://planetehonnete.org/ et www.veroniquejannot.com

Découvrez la bande-annonce de « Dakini, la sagesse au féminin »

Version écrite de l’interview (extraits)

Comment êtes-vous venue au bouddhisme et qu’est-ce que cela vous apporte ?

J’y suis venue après un grave problème de santé. J’y ai découvert une lumière qui m’a permis d‘écarter les murs de ce qui était devenu une prison psychologique pour moi. J’ai eu envie d’aller plus loin car j’ai pris conscience que le bouddhisme peut changer notre façon d’être dans la vie. Chez moi, cela a changé ma manière de percevoir l’autre et m’a appris combien l’instant présent est une chose capitale. Notre société est une course en avant, on ne prend plus le temps de vivre les petits moments de bonheur. Il est important de se réveiller en se demandant ce que l’on va faire de bien aujourd’hui, d’axer sa journée sur le positif, au lieu de penser seulement aux mauvaises choses. Il faut rendre hommage à ce qui va bien et s’appliquer au bonheur. Le bouddhisme m’a transmis une énergie positive que j’ai envie de transmettre à mon tour.

Vous avez ainsi décidé de défendre la cause tibétaine ?

Oui, je me suis rendue compte qu’on avait le bonheur de profiter de ces enseignements car un peuple a vécu l’horreur. J’ai créé une association « Graines d’avenir » pour aider les enfants tibétains en exil, dans tous les domaines comme l’éducation et la médecine. Il faut absolument préserver cette culture magnifique. Je suis persuadée que la vie ne fonctionne pas à sens unique : je veux rendre à ce peuple ce que j’en ai reçu. C’est dans ce sens là que j’ai réalisé le documentaire « Dakinis ». Il éclaire leur philosophie au travers de portraits de femmes. Elles nous rendent humbles et nous transmettent une lumière magique. C’est un documentaire qui m’a rempli le cœur.

Vous évoquez la souffrance d’un peuple, mais le Tibet, c’est aussi une catastrophe environnementale.

Oui, tout à fait. Je suis extrêmement sensible à la nature, elle m’a énormément appris et je suis liée à elle d’une façon profonde. Je suis donc évidemment très impliquée dans l’écologie et consciente que l’on fait partie d’un tout. Je suis très touchée quand je vois ce qui a été fait dans une nature aussi protégée, unique et intacte que le Tibet. La pollution des rivières tibétaines à l’uranium, à cause du stockage des déchets nucléaires, c’est une insulte au monde et à la nature. Or, la dégradation de l’environnement au Tibet, l’état de ses rivières par exemple, a des répercussions directes sur l’Inde et la Chine, soit la moitié de la planète. Mais, hélas, on n’en parle pas.

Tweet about this on TwitterShare on FacebookShare on Google+Pin on PinterestEmail this to someone