Ville :

Vancouver veut devenir un modèle de l’écologie

Alors que l’on parle de plus en plus de la pollution des villes, au Canada Vancouver se veut un modèle de cité écologique, c’est à dire ?

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Écoutez Yolaine de la Bigne derrière le micro de Sud Radio ! Retrouvez-la chaque matin à 7h52 du lundi au vendredi, dans « Un monde plus vert », une chronique rediffusée à 17h27 et à écouter sur notre webradio tous les jours à 11h30, 13h30, 16h30, 19h45, 23h45 et 03h30 !

Version écrite

Cette ville de 600 000 habitants ne représente que 7% de la population Canadienne mais 26% des emplois verts du pays et 28% des investissements en technologies propres. C’est aussi une ville très diversifiée, avec un habitant sur deux qui n’est pas né au Canada. Greenpeace y a été fondée en 1971. Elle a reçu de nombreux prix, par exemple elle est classé 3ème ville la plus verte au monde, derrière Copenhague et San Francisco par Siemens-The Economist. L’hebdomadaire Challenges expliquait récemment que ce succès revient en particulier au maire, George Robertson, un social démocrate. Élu une première fois en 2008, il a lancé aussitôt le plan « Greenest city » en voulant faire de Vancouver la ville la plus verte du monde, en 2020 qui aurait 100% d’énergies renouvelables d’ici 2035 et des habitants vivant tous à moins de 5 minutes à pied d’un parc.

Comme quoi un maire actif ça change les choses ! Mais il a dû prendre des décisions difficiles je suppose !

En effet, George Robertson a réformé tout azimut pour s’attaquer à la pollution et aux gaz à effet de serre : diminution du nombre de voitures en mettant en place des bus électriques, une troisième ligne de métro, 275 km de pistes cyclables et 200 bornes pour véhicules électriques. Côté déchets, il a fait construire une centrale de récupération de la chaleur des eaux usées capable de chauffer 7 000 foyers, ce qui est une prouesse technologique. A son actif encore : des centaines de potagers communautaires, de nouveaux bâtiments conçus pour réduire l’empreinte carbone, des toilettes de clubs de sport à l’eau de pluie, etc.

Est-ce que toutes ces actions sont efficaces ? 

On constate une réduction de 7% des gaz à effet de serre, une réduction d’1/5ème des déchets solides enfouies ou incinérés, une augmentation de 20% d’emplois verts, la plantation de 37 000 arbres, 50% des trajets en ville qui s’effectuent sans voiture et des habitants qui mangent de plus en plus des produits locaux qui viennent de maximum 160km à la ronde, ce qu’ils appellent le « 100 miles diet ». Conclusion pour mesdames et messieurs les maires qui nous écoutez : quand on veut on peut !

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Emilie Villeneuve

Sa licence de journalisme en poche, elle s’envole pour la Réunion où elle arpente l’île en tant que journaliste radio au sein de RFO. Une fois revenue en métropole, Emilie se consacre à l’environnement et au bio avec Bioaddict.fr et pige également en tant que journaliste web avec DDMagazine.com. Elle intègre la rédaction de Néoplanète en avril 2011 dont elle est aujourd'hui la rédactrice en chef adjointe du site et de la webradio. Elle fait également partie de l'équipe de "Bougez Vert", émission diffusée sur Ushuaïa TV.