Innovation :

Une idée qui a du souffle : l’aspirateur à particules fines !

Le moteur d’une voiture n’est pas le seul à émettre des particules fines, le système de freinage est lui aussi particulièrement polluant. Mais un aspirateur pourrait permettre de les aspirer à la source.

Particules

Yolaine de la Bigne est partie quelques jours « changer d’ère » ; nous vous proposons de réécouter l’une de ses chroniques diffusée chaque matin du lundi au vendredi, à 7h52 dans « Un monde plus vert » (rediffusée à 17h27) et à écouter sur notre webradio tous les jours à 11h30, 13h30, 16h30, 19h45, 23h45 et 03h30 !

Version écrite de la chronique :

Notre innovation du lundi est un aspirateur à particules fines, ça semble génial comme principe !

Je vous présente Le Tamic, un aspirateur à installer sur la roue de votre voiture pour capter les particules fines qui se libèrent quand vous freinez. L’inventeur, Christophe Rocca-Serra, directeur de la PME française Tallano Technologie, explique avoir eu cette idée en voulant éviter les dépôts noirs qu’on retrouve toujours sur les roues des voitures. Car contrairement à ce qu’on imagine, il n’y a pas que le moteur qui est polluant, les plaquettes et les disques de frein émettent aussi des particules fines.

 Concrètement vous le placez où exactement cet aspirateur ?

Vue3A la source justement, c’est-à-dire au niveau de la zone de contact du disque et de la plaquette de frein. Avec une turbine qui s’actionne automatiquement à chaque coup de frein, le Tamic aspire les particules qu’elles gardent dans un carter de stockage qu’il suffit de vider à chaque révision de la voiture environ une fois par an ! C’est une bonne chose de s’occuper enfin de cette pollution particulière due au freinage qui dégage aussi du cuivre et des métaux lourds dont on connait encore mal bien les effets sur la santé. 20 000 tonnes de poussières sont émises chaque année en France à cause des coups de frein, dont 9 000 se retrouveraient dans l’air. Or d’après les tests, 90% des particules seraient piégées par le Tamic. D’autant que ce sont surtout les plus fines, et donc les plus nocives, qui sont éliminées.

A quand nos voitures à aspirateurs ?

Cela va aller très vite car l’appareil ne coûte que 50 euros. 4 constructeurs automobiles dont les noms restent confidentiels seraient intéressés par le dispositif. La pause est un peu délicate, donc il n’est pas question qu’on le place nous-mêmes dans notre voiture, du moins pour l’instant. Mais on n’arrête pas Christophe Rocca-Serra manifestement ! Maintenant il aimerait créer le même système pour d’autres types de transport comme la moto, le bus, le train et même le métro ! Sachant qu’à l’intérieur d’une station de métro parisien, le taux de particules fines peut atteindre 330 microgrammes par mètre cube contre seulement 20 à l’extérieur, on aimerait qu’il bosse rapidement !

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585Cette chronique a été diffusée le 01 février sur Sud Radio en partenariat avec ENGIE acteur de la transition énergétique

 

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Emilie Villeneuve

Sa licence de journalisme en poche, elle s’envole pour la Réunion où elle arpente l’île en tant que journaliste radio au sein de RFO. Une fois revenue en métropole, Emilie se consacre à l’environnement et au bio avec Bioaddict.fr et pige également en tant que journaliste web avec DDMagazine.com. Elle intègre la rédaction de Néoplanète en avril 2011 dont elle est aujourd'hui la rédactrice en chef adjointe du site et de la webradio. Elle fait également partie de l'équipe de "Bougez Vert", émission diffusée sur Ushuaïa TV.