Eau :

Un centre pour restaurer les rivières, ça coule de source !

Protéger nos rivières, enfin ! Un centre national pour la restauration des rivières doit être créé cette année sous la direction de l’Onema, l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques.

Pixabay
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Ecoutez Yolaine de la Bigne derrière le micro de Sud Radio ! Retrouvez-la chaque matin du lundi au vendredi, dans « Un monde plus vert », une chronique rediffusée à 17h27 et à écouter sur notre webradio tous les jours à 13h30, 16h30, 19h45, 23h45 et 03h30 !

Un nouveau centre national, c’est une bonne nouvelle ? 

Oui car son but est de rassembler tous les acteurs de la restauration écologique des cours d’eau pour partager expériences et connaissances. Ils sont nombreux en France mais aucune structure ne les rassemble. Ce sera donc la fonction de ce Centre national pour la restauration des rivières (CNRR) qui va s’occuper d’un sujet très important car les rivières ont une grande importance pour notre économie, pour la production d’énergie hydrolique (barrage) ou l’agriculture (fertilisation des sols, apport en eau, etc).

Les rivières ont souffert elles aussi, on pense notamment aux produits chimiques qu’on y a déversé durant des années. Qu’en est-il ? 

Absolument, les fameux rejets des eaux usées. On pense aussi aux rives qui, au cours des années, ont été déboisées, remblayées, engazonnées, enrochées, bétonnées. On a par exemple les plages artificielles, très sympas pour aller se baigner le week-end mais dramatiques à long terme car cela provoque une explosion des algues et une dégradation de la qualité de l’eau.

Le rôle de ce centre serait donc de protéger ces cours d’eau. Est-ce très complexe ?

C’est un long travail en différentes étapes. Il faut tout d’abord diagnostiquer le milieu et identifier les priorités d’action, étudier la qualité biologique et tout le milieu environnant, comprendre les problèmes et faire un diagnostic complet. Ensuite il faut sensibiliser les acteurs, les riverains, etc, et résoudre toutes sortes de problèmes financiers en particuliers notamment s’il y a des travaux à faire. Un exemple : durant l’été 2013, les bassins de la Garonne et du Gave de Pau ont subit de violentes tempêtes qui ont dévasté des villages et des routes, modifié des cours d’eau, provoqué des inondations, etc. Pour réparer les dégâts, une première phrase de travaux urgents a consisté à mettre à l’abri la population touchée. Ensuite après avoir étudié la situation et l’état des milieux aquatiques, on a démarré une seconde phase de travaux qui a duré 2 ans en fonction des études qu’avait mené en particulier l’Onema sur l’évolution des cours d’eau, l’identification des facteurs humains qui ont pu aggraver le phénomène mais aussi le repérage des points stratégiques (ponts, seuils, gravières…) qui avait eu un impact sur l’équilibre dynamique, etc. Bref, un travail long, cher et complexe d’où l’importance de ce CNRR qui pourrait faciliter les choses à l’avenir.

585Cette chronique a été diffusée le 23 février sur Sud Radio en partenariat avec ENGIE acteur de la transition énergétique

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Laura Stefanutto

Passionnée par le monde et ses richesses culturelles, elle écume les mers depuis son plus jeune âge. Bien décidée à profiter de ce que lui offre la vie, elle débute une série de voyage en solitaire, avec l’Australie notamment, après l’obtention de son bac. Quelques mois plus tard et des souvenirs plein la tête, elle revient en France pour entamer une école de journalisme. Sensible à la cause humaine et environnementale, elle est convaincue qu'un avenir meilleur est possible.