Réchauffement climatique :

Un café pas trop chaud s’il vous plaît !

Aider les agriculteurs vietnamiens à adapter la culture du café au réchauffement climatique, c’est le projet allemand du Coffee Climate Care ou projet C3. Un bon sujet pour papoter autour de la machine à café. Surtout que la production mondiale de café va diminuer de moitié d’ici à 2050 et les caféiers sauvages seront menacés d’extinction en 2080 selon l’étude australienne « A Brewing Storm : The climate change risks to coffee ».

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Écoutez la chronique « Un monde plus vert » de Yolaine de la Bigne qui a été diffusée sur Sud Radio :


Version écrite de la chronique :

Le changement climatique a forcément un impact sur nos cultures et notamment sur le café, qu’en est-il ? 

L’arbre à café a besoin pour prospérer de conditions très spécifiques (altitude, température, qualité du sol). Or les changements climatiques ont une influence néfaste sur sa culture puisqu’ils changent ses conditions de pousse. Les cycles sont perturbés, les périodes de sécheresse se prolongent, et par conséquent, la qualité et la quantité du café diminue, tout comme le prix, ce qui n’est ni avantageux pour les producteurs (qui cultivent à perte) ni pour les consommateurs qui vont payer de plus en plus cher leur petit noir au comptoir. Sans oublier les problèmes récurrents d’aujourd’hui, déforestation, utilisation d’engrais chimiques etc il faut donc s’occuper de l’état du café dans le monde d’où le projet Coffe Climate Care.

Un projet mis en œuvre où ? 

Au Vietnam, pour le moment. C’est le 2e producteur et exportateur de café dans le monde. L’enjeu est donc de taille puisqu’il concerne 2,6 millions de travailleurs agricoles vietnamiens qui travaillent dans le secteur du café. Ce sont des allemands avec des fonds publics et privés qui ont monté ce projet de 3 ans qui va démarrer fin 2016. Ce Coffee Climate Care ou projet C3 va aider deux groupes de producteurs à mieux comprendre ces nouvelles données du changement climatique et à prévoir l’avenir en s’adaptant et en changeant leurs pratiques agricoles. Par exemple, on va leur apprendre à protéger leurs plants de café de la chaleur en utilisant d’autres cultures, comme l’avocat ou les bananes. Ils aussi peuvent lutter contre la sécheresse grâce à des méthodes d’irrigation qui utilisent peu d’eau.

Des méthodes que l’on peut ensuite répliquer ailleurs dans le monde ?

C’est le but une fois qu’elles auront été testées durant ces trois années et une fois que les analyses auront été plus poussés. Le projet C3 prévoit par exemple d’analyser les émissions de gaz à effet de serre dans la production de café, afin de les réduire. Le but est bien sûr de booster le marché du café et de générer de bons résultats pour ensuite appliquer ces méthodes à d’autres pays producteurs comme la Colombie ou le Kenya.

585Cette chronique a été diffusée le 25 février sur Sud Radio en partenariat avec ENGIE acteur de la transition énergétique

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Laura Stefanutto

Passionnée par le monde et ses richesses culturelles, elle écume les mers depuis son plus jeune âge. Bien décidée à profiter de ce que lui offre la vie, elle débute une série de voyage en solitaire, avec l’Australie notamment, après l’obtention de son bac. Quelques mois plus tard et des souvenirs plein la tête, elle revient en France pour entamer une école de journalisme. Sensible à la cause humaine et environnementale, elle est convaincue qu'un avenir meilleur est possible.