Bien-être :

Tatoo, tatoo pas ? Les galères du tatouage

Ils l’ont tous dans la peau cette nouvelle mode du tatouage. Pourtant, elle est loin d’être inoffensive !

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Écoutez Yolaine de la Bigne derrière le micro de Sud Radio ! Retrouvez-la chaque matin à 7h52 du lundi au vendredi, dans « Un monde plus vert », une chronique rediffusée à 17h27 et à écouter sur notre webradio tous les jours à 11h30, 13h30, 16h30, 19h45, 23h45 et 03h30 !

Version écrite :

Les dangers de certains polluants peuvent même s’inscrire dans notre peau, on parle de tatouage aujourd’hui.

C’est la grande mode, tout le monde se tatoue, du rebelle au bourgeois. Le principe : introduire de l’encre sous la peau à l’aide d’une aiguille. Rien de nouveau puisqu’on a retrouvé les premiers hommes tatoués dans les Alpes Italo-Autrichiennes datant de 3500 ans avant JC. Depuis on a vu des tatouages dans de nombreuses civilisations, certains amusants comme ceux des bretons qui se dessinaient des animaux, d’autres affreux comme ceux des déportés en camp de concentration marqués comme du bétail. Aujourd’hui la mode est telle que depuis 2013, le Mondial du Tatouage réunit tous les styles de dessins, du minimaliste, au tribal en passant par le old school ou le morbide.

Mais on a un peu évolué d’un point de vue hygiène

Absolument. Les tatoueurs sont soumis à une charte stricte depuis 2003. Quant à la fabrication des produits utilisés, elle est aussi très contrôlée depuis 2010, certains métaux lourds très nocifs ont disparus comme le mercure. Par contre, la plupart des encres sont toujours fabriquées à base de sels minéraux de chlore, d’oxyde de fer ou de titane, de carbone, d’aluminium, de cuivre ou de chrome. Les encres noires par exemple contiennent des hydrocarbures aromatiques polycycliques dangereux. En 2013 le syndicat des dermatologues vénérologues a lancé plusieurs mises en garde. Un conseil par exemple :  pas de tatouage au henné NOIR car ça n’existe pas, le henné est brun rouge, cela veut donc dire qu’on a rajouté des produits chimiques de synthèse qui peuvent être très nocifs. Sans oublier que le débat fait encore rage car certains considèrent qu’en bouchant les pores de la peau on l’empêche de respirer. Ce qui nous rappelle la secrétaire de James Bond, dans « Goldfinger », qui meurt d’asphyxie après avoir été recouverte d’or.

L’autre problème c’est quand on ne veut plus de son tatouage !

Ce qui finit par arriver à 1 personne sur 3. Et c’est la galère : si le tatouage est petit on peut tenter la chirurgie qui laissera une cicatrice. Le laser nano ou picoseconde détruit les pigments de couleur mais en plusieurs longues séances étalées sur des mois pour un résultat souvent médiocre. Donc l’idéal est de ne pas se tatouer et de s’amuser avec les pierres à tatoo, stickers, décalcomanies, sprays, feutres et liners. Ou par exemple, en utilisant du Jagua (ou Genipa), une encre bleue foncée issue du fruit d’un arbuste amazonien qui s’applique sans aiguille et résiste jusqu’à 3 semaines. L’effet est saisissant et vous avez le droit de changer d’avis sans conséquences définitives ! Tatoo compris ?

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Emilie Villeneuve

Sa licence de journalisme en poche, elle s’envole pour la Réunion où elle arpente l’île en tant que journaliste radio au sein de RFO. Une fois revenue en métropole, Emilie se consacre à l’environnement et au bio avec Bioaddict.fr et pige également en tant que journaliste web avec DDMagazine.com. Elle intègre la rédaction de Néoplanète en avril 2011 dont elle est aujourd'hui la rédactrice en chef adjointe du site et de la webradio. Elle fait également partie de l'équipe de "Bougez Vert", émission diffusée sur Ushuaïa TV.