Sols :

Soyons terre à terre

Eux aussi ont un rôle à jouer face au réchauffement climatique, alors autant y prêter attention. A l’occasion des Journées Nationales de l’Innovation Agricole, le ministère de l’Agriculture a présenté deux projets visant à les protéger davantage.

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Yolaine de la Bigne reprend sa place derrière le micro de Sud Radio ! Retrouvez-la chaque matin du lundi au vendredi, dans « Un monde plus vert », une chronique rediffusée à 17h27 et à écouter sur notre webradio tous les jours à 9h45, 13h30, 15h45 et 19h45 ! 

Ecoutez la chronique de Yolaine de la Bigne :

Ca y est la COP21 a démarré. On vous parle des sols car s’est tenu récemment à Angers la première édition des Journées Nationales de l’Innovation Agricole, organisée par l’Observatoire français des sols vivants. Qu’est-ce que c’est, cet Observatoire ?

Le sujet des sols  pour le réchauffement climatique est capital et rappelons que 2015 est l’année internationale des sols et le 5 décembre prochain la journée mondiale des sols, déclarée par les Nations Unies. L’Observatoire français des sols vivants a bout but de créer des outils de mesure et de comparaison pour que nous arrêtions de maltraiter la terre à force d’urbanisation, de pesticides et d’exploitations intensives. Touchez la terre, vous verrez que souvent, elle n’a plus de matière, plus de vers de terre, de racines, toute cette richesse qui disparaît. Il faut des pratiques plus naturelles pour retrouver une terre saine et vivante. C’est capital : le sol nous porte et c’est lui qui régule les cycles d’eau, la filtre, qui offre un habitat aux animaux et fait s’épanouir nos végétaux. Et bien sûr il participe à la lutte contre le dérèglement climatique en capturant le CO2 sauf que les terres trop exploitées y parviennent moins bien.

Et lors de ces Journées Nationales on a parlé de solutions pour le sol ?

On a passé la journée à en parler ! Notamment du Projet Agrinnov, financé par le ministère de l’Agriculture, pour étudier 250 parcelles dispersées sur le territoire français, leur sol mais aussi les espèces qui y résident, lombrics, microbes etc. dans l’idée de présenter ensuite les résultats aux agriculteurs pour leur apprendre à travailler autrement. Autre projet du ministère, le programme 4 pour 1 000 pour améliorer les stocks de matière organique des sols, c’est-à-dire tout cet ensemble d’organismes vivants, végétaux, animaux, produits en décomposition..  Pourquoi 4 pour 1000 ?  Parce que selon le ministère, une augmentation de seulement 4 pour 1 000 par an des stocks de matière organique des sols suffirait à compenser l’ensemble des émissions de gaz à effet de serre de la planète selon le ministère. Ce projet international vise en particuliers les terres arides d’Afrique.

Avec la COP 21, on a l’impression que ça bouge un peu pour le sol alors !

D’autant que le CESE, le Conseil Economique Social et Environnemental vient de déclarer qu’il fallait prendre le problème à bras le corps et se disait favorable à l’agro-écologie et l’agroforesterie ou encore la réimplantation de haies et de prairies afin de restaurer la biodiversité des terres. On rêve…

Cette chronique a été diffusée le 23 novembre sur Sud Radio en partenariat avec ENGIE acteur de la transition énergétique.

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