Revue de presse : le bonheur, la boîte à odeur, des maisons en forme d’oeufs et les chaussettes unijambistes

Au menu des bonnes ondes de Yolaine de la Bigne : le bonheur qui rallonge l’espérance de vie, la Chine qui voit fleurir de drôles de bâtisses en forme d’oeufs, le mystère des chaussettes perdues qui fait le bonheur d’une designeuse et enfin une curieuse boîte à odeurs… A écouter ci-dessous. (3’51)


[audio:http://www.neo-planete.com/wp-content/uploads/2011/03/Revue-de-presse-du-11-mars.mp3|titles=Revue de presse du 11 mars]

– « Petite chaussette » – Chanson pour enfant
– « La Chanson de Dolly Pentraeth » – Pierre Menoret


Version écrite :

Du bonheur pas cher et bon pour la santé ! Voilà le genre d’information dont on a besoin en ce moment ! On nous l’a souvent dit, mais c’est toujours agréable de le répéter : être positif, prendre la vie du bon côté, permet d’être plus heureux, d’éviter certaines maladies et même de vivre 4 à 10 ans de plus ! C’est ce qui ressort d’une analyse récente sur la sécrétion de cortisol (hormone du stress), le  système cardiovasculaire et la stimulation des fonctions immunitaires. Cette étude a inspiré le site passeportsanté.net qui a interviewé le fondateur du site indicedebonheur.com (IRB). Pierre Côté explique que l’optimisme arrive au 12e rang des 24 facteurs qui influencent le bonheur. Le premier facteur, c’est l’accomplissement de soi. Il rajoute, ce qui fera la joie des écolos, que la quête des biens matériels contribue à créer des frustrations et des sentiments négatifs. Et il rappelle les 3 éléments essentiels du bonheur  déterminés par le psychologue américain Abraham Maslow, dans les années 1940 :

  • apprendre à être authentique en se détachant des conditionnements sociaux qui nous entourent,
  • se fixer des buts atteignables en réalisant des projets en lien avec ses propres goûts et intérêts,
  • ne jamais cesser d’apprendre pour garder un esprit ouvert sur l’avenir, plutôt qu’enfermé dans le passé.

Pour certains, le bonheur c’est aussi le calme, l’éloignement, la campagne. Pour tous ceux qui ne peuvent s’offrir de petites escapades dans les champs, la designeuse allemande, Daniela Dorrer, vient de mettre sur le marché des boites de conserves d’odeur. 6 euros pour humer la vache, « vin diou » ! Elle enferme dans la boite de conserve des bouts de laine de coton suspendues dans des écuries qui absorbent l’odeur ambiante avant d’être conditionnés dans des récipients en aluminium. Le produit fait, parait-t-il, fureur en Allemagne, d’après le site pets-dating.com, au point que la créatrice prévoirait de lancer d’autres essences toutes aussi raffinées : les senteurs « paille », « engrais » et « cheval », humm…. (chanson)

Et puisque les odeurs de campagne se vendent en conserve, rien d’étonnant à ce que nous vivions dans des œufs ! A Pékin, où l’immobilier coûte une fortune et où l’on passe des heures dans les embouteillages pour aller bosser, le projet « des œufs dans la ville » propose des structures de 6m2 en forme d’œuf pour dormir ou installer un petit magasin. Le China Daily, repris par Courrier International, explique que ce sont des constructions mobiles qui coûtent 700 euros, en bambou avec panneau solaire, pour jouer les escargots avec sa coquille sur le dos. Une nouvelle forme d’habitat ?

En tout cas, ce n’est pas dans son œuf qu’on aura une machine à laver et qu’on perdra ses chaussettes ! Car c’est un des mystères de notre époque : où passent-elles ? Des groupes sur Facebook s’alarment « lutte contre les chaussettes orphelines », « chaussettes ayant perdu sa moitié » et le Parisien nous explique que les plus folles rumeurs circulent, allant même jusqu’à imaginer que nos machines sont des bouffeuses de chaussettes. Ce qui fait l’affaire de la styliste brésilienne Marcia de Carvalho qui a créé l’association « Chaussettes orphelines » à Paris à la Goutte d’or. L’idée ? donner du travail à des femmes en précarité pour coudre, bricoler, recycler et créer des doudous, des vêtements, des bijoux….  Elle récupère des chaussettes dans les conteneurs et on lui en envoie de partout pour faire sa matière première. Une raison de plus pour ne plus perdre ses chaussettes.

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Yolaine De La Bigne

Femme en or de l’environnement en 2007, journaliste de presse écrite et radio, auteur de plusieurs livres, elle a été une des premières « rurbaines » à habiter entre Paris et la campagne. De sa collaboration avec Nicolas Hulot pour Ushuaia et Allain Bougrain Dubourg, en passant par le prix Terre de Femme de la Fondation Yves Rocher, la création de Fêt Nat’ en 2006 ( fête de la nature et de l’écologie ), Yolaine renforce son engagement personnel à travers le lancement de l’agence de presse Kel Epok Epik et de Néoplanète.