Revue de presse : de la vie dans l’arsenic, le biomimétisme et les progrès dans le monde rural

Cette semaine, cap en Californie où une chercheuse vient de prouver que la vie peut se développer dans l’arsenic. On s’émerveillera aussi devant le « biomimétisme » et on applaudira les progrès du niveau de vie des populations les plus rurales. A écouter ci-dessous.

Bonnes ondes 62 PAD

Quelques photos issues du site de National Geographic

VERSION ECRITE

La nouvelle de la semaine c’est bien sûr cette découverte révolutionnaire de la chercheuse américaine en astrobiologie, Felisa Wolfe-Simon qui a étudié une bactérie mangeuse d’arsenic, arsenic qui lui permet même de se développer. Le Figaro nous explique que jusqu’à présent on pensait que la vie avait besoin de 6 éléments : le carbone l’hydrogène, l’azote, l’oxygène, le phosphore et le soufre. Cette découverte prouve donc qu’il y a une exception et pourrait suggérer que des formes de vie seraient possible sur des planètes jusqu’ici considérées comme inhospitalières à l’image de Mars, râ lovely, un espoir de voir des petits hommes verts ?

Parmi les secteurs de la science qui sont prometteurs, le plus extraordinaire est la biomimétisme. Le biomimétisme, c’est le fait d’imiter les inventions de la nature. Le magazine « Clés », tout nouveau tout beau avec sa nouvelle formule donne la parole à la naturaliste américaine Janine Benyus qui explique avec humour « le service Recherche et développement de la nature à 3 milliards 800 000 années d’avance sur ceux de nos entreprises ». Une science fabuleuse sur 3 niveaux : le premier, connu depuis toujours, consiste à imiter les formes naturelles. Les premiers médecins ont copié les remèdes animaux, les premiers architectes ont pris les arbres comme modèles, les premiers ingénieurs ont étudié les squelettes pour construire des machines articulées. Nous avons tous en tête le velcro, inspiré des fleurs de bardane.

Le niveau 2 du biomimétisme est d’imiter les matériaux et les processus mais cette fois-ci dans une optique écologique. Ainsi, les cimentiers, qui produisent un des matériaux les plus polluants, sont en train de travailler sur le principe des coquillages qui fabriquent leur coquilles à froid, dans la mer dont la matière ne rejette aucun dioxyde de carbone, bref une matière super résistante et propre. Le 3° niveau, plus intellectuel et pris très au sérieux par les entreprises : il s’agit quand on est face à un problème de regarder d’abord comment la nature le résout avant de trouver une solution. De décrypter l‘intelligence de la nature, grande gestionnaire. Un exemple : une entreprise s’installera à côté d’une autre qui pourrait récupérer ses déchets comme source d’énergie.

Enfin bonne nouvelle sur le site ifad.org: les progrès de ces dix dernières années ont permis de tirer plus de 350 millions de ruraux de l’extrême pauvreté, passant le pourcentage des paysans très pauvres de 48% à 34%. Et justement des photos de ces paysans magnifiques aux visages burinés, vous en verrez parmi les photos du concours annuel du National Geographic, images absolument superbes sur la nature. Scrollez sur la page pour admirer comme notre terre est belle…


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Yolaine De La Bigne

Femme en or de l’environnement en 2007, journaliste de presse écrite et radio, auteur de plusieurs livres, elle a été une des premières « rurbaines » à habiter entre Paris et la campagne. De sa collaboration avec Nicolas Hulot pour Ushuaia et Allain Bougrain Dubourg, en passant par le prix Terre de Femme de la Fondation Yves Rocher, la création de Fêt Nat’ en 2006 ( fête de la nature et de l’écologie ), Yolaine renforce son engagement personnel à travers le lancement de l’agence de presse Kel Epok Epik et de Néoplanète.