Architecture durable :

Réinventons le tourisme

C’est la période de vacances, un bon moment pour ré-interroger notre architecture touristique !

 Yolaine de la Bigne reprend sa place derrière le micro de Sud Radio ! Retrouvez-la chaque matin du lundi au vendredi, dans « Un monde plus vert », une chronique rediffusée à 17h27 et à écouter sur notre webradio tous les jours à 9h45, 13h30, 15h45 et 19h45 ! 

Ecoutez la chronique de Yolaine de la Bigne :

Version écrite de la chronique :

Car de plus en plus de personnes partent en vacances et on est ravi pour eux mais comme la majorité adore le littoral, cela finit par poser de gros problèmes, complexes bétonnés qui polluent le paysage et jolies côtes détruites. Le tourisme est une grande avancée pour la rencontre des peuples et pour l’économie de nombreux pays, mais il s’avère un drame écologique et humain car il a été mal perçu, mal pensé. Un exemple : Cancún adorable petit port de pêche dans le Sud-est du Mexique, est devenu en quelques décennies une station effrayante de tourisme de masse avec une enfilade d’hôtels énormes et affreux sur des plages dévastées.

Main Tower of The New Conference Center Grand Cancún, artificial Island (Cancún, Mexico) 2012
Main Tower of The New Conference Center Grand Cancún, artificial Island (Cancún, Mexico) 2012

Et il doit y avoir d’autres dégâts qu’on ne voit pas !

Vous avez raison, pour la biodiversité que l’on détruit, pour l’eau que l’on surconsomme dans des pays qui souvent n’en ont pas comme au Mexique justement, etc. Enfin, on commence à repenser notre industrie du tourisme qui elle aussi a un impact important pour le climat. Et justement à Cancùn, l’architecte Richard Moreta Castilo a imaginé un étrange bâtiment, le « grand Cancún » qui s’élèvera au-dessus de l’eau d’ici six ans. Sa forme torsadée évoque Kukulkan, le dieu serpent à plumes de la mythologie maya, la civilisation précolombienne qui a longtemps dominé le sud du Mexique. Un projet qui va coûter 900 millions d’euros avec un centre de conférence, un hôtel, des appartements, et même un centre de recherche sous-marine.

Et quel intérêt écologique a ce genre de bâtiment par rapport à un complexe classique ?

L’ensemble aura une empreinte carbone nulle, il sera recouvert de panneaux photovoltaïques et de centaines d’éoliennes, des hydroliennes sous l’eau produiront aussi de l’électricité, il y aura un super système de tri et de purification de l’eau, etc. Il y a d’autres projets de ce type de stations balnéaires gigantesques toujours mais mieux intégrées dans la nature et sans impacts énergétiques, le projet JEJU Hills Resort en Corée du Sud par exemple en forme de collines. Si en plus un jour les buffets sont bios alors là… vive les vacances !

Cette chronique a été diffusée le 19 octobre sur Sud Radio en partenariat avec ENGIE acteur de la transition énergétique

Tweet about this on TwitterShare on FacebookShare on Google+Pin on PinterestEmail this to someone