Energies renouvelables :

Réinventer l’hydrolien ? C’est possible !

L’hydrolien est une des énergies de l’avenir. La France dispose du deuxième gisement énergétique hydrolien d’Europe, qu’elle peut donc mettre facilement à profit ! Seul souci, connecter l’hydrolienne au réseau électrique. Heureusement, l’entreprise M’Prime semble avoir trouvé la solution.

Écoutez Yolaine de la Bigne derrière le micro de Sud Radio ! Retrouvez-la chaque matin à 7h52 du lundi au vendredi, dans « Un monde plus vert », une chronique rediffusée à 17h27 et à écouter sur notre webradio tous les jours à 11h30, 13h30, 16h30, 19h45, 23h45 et 03h30.

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Parmi les avantages de la France, ses côtes et donc ses courants lui offrent une belle position pour développer l’hydrolien.

Elle dispose du deuxième gisement énergétique hydrolien en Europe, après le Royaume-Uni. Or cette technologie possède de nombreux atouts car les courants marins, liés aux marées, sont prévisibles, contrairement aux vents. La France est d’ailleurs le deuxième pays du monde pour le nombre de brevets déposés dans le domaine de l’hydrolien. Des projets de parcs éoliens (ou fermes éoliennes) voient le jour comme le site français de  Paimpol-Bréhat dans les Côte d’Armor, une 1ère mondiale avec deux turbines installées à 16 kilomètres de la côte et à 35 mètres de fond. Les hélices sont actionnées par les courants marins pour générer de l’énergie. Le problème : relier le câble de l’hydrolienne à celui du réseau électrique puis remettre le tout à l’eau. On le fait sur le pont d’un bateau, ça coûte cher et ça peut être dangereux mais l’entreprise M’Prime semble avoir trouvé la solution, plus rapide et 3 fois moins chère, en s’inspirant du principe d’induction.

Ce qui évite d’avoir un câble ?

Il s’agit d’un connecteur qui est relié au réseau électrique, on le plonge dans la mer et il va se connecter à l’hydrolienne sans fil par un simple contact. L’énergie transmise sera de 30 000 volts. L’année prochaine, les premières installations devraient avoir lieu. Autre innovation de la start up grenobloise Save innovations : au lieu de grandes hydroliennes au fond de l’eau, ce sont des mini-éoliennes et hydroliennes installées sur des voiliers qui récupèreraient les flux d’air et d’eau pour produire de l’électricité, faire avancer le voilier et faire fonctionner les batteries, la douche, le pilote automatique de l’embarcation, etc… La même société Save innovations a mis au point aussi des mini-hydroliennes pour canalisations pour fournir notre eau potable. Ces picoturbines vont être testées dans les canalisations de Chamonix et Annemasse avant d’être commercialisées en 2017. A terme, on peut imaginer éparpiller des mini-éoliennes un peu partout.

Et qu’en est-il des hydroliennes flottantes dont on entend aussi beaucoup parler ?

C’est aussi une voie très intéressante. L’entreprise bordelaise Hydrotube Energie teste actuellement un flotteur de 4 tonnes posé sur la Garonne pour vérifier sa stabilité, sa résistance et ses réactions face à ce fleuve dont le courant est assez fort. Selon les résultats, on pourrait y poser d’autres hydroliennes qui alimenteraient une partie de l’éclairage public. Sur la Loire aussi, l’entreprise grenobloise Hydroquest a installé une hydrolienne fluviale à Orléans en 2014 qui produit 40 kW/h en puissance maximale, soit la consommation électrique de 40 foyers. Le tout en respectant l’environnement, puisque les poissons entrent dans les turbines et en ressortent sans être blessés… Manifestement, ça n’a pas l’air de les déranger !

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Marion Lefevre

Etudiante en sciences politiques et désirant faire du journalisme son métier. Jusqu'ici assez peu informée en terme d'écologie, c'est au contact de quelques amis vegan et végétariens que j'ai commencé à m'intéresser aux problématiques environnementales. J'étudierai l'année prochaine au sein d'une université montréalaise, où j'espère bien pouvoir en apprendre davantage sur l'écologie sauce québécoise !