Gaspillage alimentaire :

Comment récupérer les tonnes d’invendus ?

Depuis le 3 mai dernier, les grandes surfaces sont tenues de fournir leurs invendus aux associations caritatives. Mais comment gérer cette manne de produits sans infrastructures solides. La start-up Comerso s’y emploie.

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Écoutez Yolaine de la Bigne derrière le micro de Sud Radio ! Retrouvez-la chaque matin à 6h10 et 7h22 du lundi au vendredi, dans « Quelle époque éthique » ! Une chronique à écouter sur notre webradio tous les jours à 11h30, 13h30, 16h30, 19h45, 23h45 et 03h30 !

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Quand je vous dis poubelles pleines de fruits trop mûrs ou de yaourt encore bons, ça vous énerve ? Ça c’était avant le 3 mai 2016. Une loi a été votée, la loi anti gaspillage alimentaire ! Cela faisait des années que l’on en parlait, que l’on se plaignait de cette histoire de gaspillage ; une histoire qui se compte en millions de tonnes d’aliments jetés, mis au rebut, quoi ! La loi du 3 mai incite les grandes surfaces à cesser de jeter et à donner une deuxième vie à ces aliments en les proposant aux associations caritatives et à travers elles aux plus démunis. Cela concerne les aliments à courte DLC (date limite de consommation) mais aussi les fruits et légumes un peu flétris que les grandes surfaces trouvent trop moches pour être vendus.

Il s’agit d’une véritable manne pour les associations, non ?

Totalement car l’on compte en France près de 9 millions de tonnes de produits gaspillés chaque année. Mais c’est aussi là que le bât blesse : comment acheminer ces tonnes d’aliments dans les meilleures conditions possibles. Sans infrastructures solides c’est presque impossible, les associations ne sont pas toutes suffisamment équipées et beaucoup de produits malheureusement se perdent. C’est là qu’une toute nouvelle start-up entre en jeu. Comerso propose, contre rémunération, aux grandes surfaces de les débarrasser de leurs invendus et de les distribuer ensuite gratuitement à une quarantaine d’associations. Le défi est bien sûr logistique car il s’agit de respecter la chaîne du froid et traçabilité des aliments tout en assurant une responsabilité pénale en cas de problème sanitaire. Fondée il y a deux ans par deux amis, (qui se sont rencontrés sur bla bla car pour la petite histoire !) Comerso fonctionne bien et espérons qu’elle va faire beaucoup de petits !

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Emilie Villeneuve

Sa licence de journalisme en poche, elle s’envole pour la Réunion où elle arpente l’île en tant que journaliste radio au sein de RFO. Une fois revenue en métropole, Emilie se consacre à l’environnement et au bio avec Bioaddict.fr et pige également en tant que journaliste web avec DDMagazine.com. Elle intègre la rédaction de Néoplanète en avril 2011 dont elle est aujourd'hui la rédactrice en chef adjointe du site et de la webradio. Elle fait également partie de l'équipe de "Bougez Vert", émission diffusée sur Ushuaïa TV.