Centrale nucléaire :

Que faire de nos déchets radioactifs ?

Cinq ans après Fukushima, la région reste une « zone fantôme ». Les dégâts humains et économiques n’ont pas fini d’être évalués. En France, notre gouvernement ne semble pas vouloir en finir avec cette énergie et souhaite même reporter de 10 ans la fermeture de nos centrales vieillissantes. Mais les possibles explosions ne sont pas le seul problème des centrales qui produisent de dangereux déchets radioactifs…

Pixabay
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L’industrie nucléaire est tellement durable que nous allons devoir vivre avec ses déchets les plus dangereux pendant plusieurs milliers d’années, c’est-à-dire les plus radioactifs. Les Allemands envisagent de mettre ces déchets de « haute activité » dans d’anciennes mines de sel et la France a choisi de les enfouir à 500 mètres de profondeur dans la Meuse, ce qui n’est pas du goût de tous les riverains.

Un centre de stockage – dénommé Cigeo – va donc être aménagé par l’Andra, l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs et un premier labo doit permettre de tester le stockage de ces déchets qui se sont accumulés depuis une cinquantaine d’années. Au final, Cigeo va (nous) coûter 25 à 35 milliards d’euros voire davantage sur une durée de 120 ans, ce qui pose – entre autres – a question de la transmission de la mémoire.

Explications avec Jean-Michel Hoorelbeke, directeur environnement-sûreté de l’Andra et Yves Marignac, directeur de Wise-Paris, un bureau d’études indépendant sur l’énergie (World information service on energy) : 

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Yves Leers

Journaliste spécialisé dans les questions d’environnement (AFP), conseil en développement durable (L’Atelier du climat), ex responsable de la communication et de l’information de l’ADEME.