Voiture connectée :

Prêt à conduire demain en regardant la télé ?

Comment conduira-t-on demain ? Néoplanète s’est penché sur la question et vous présente le projet SCOOP@F, des bornes connectées qui communiquerait directement avec les voitures, imaginées en partenariat avec le ministère de l’Environnement

Écoutez Yolaine de la Bigne derrière le micro de Sud Radio ! Retrouvez-la chaque matin à 7h52 du lundi au vendredi, dans « Un monde plus vert », une chronique rediffusée à 17h27 et à écouter sur notre webradio tous les jours à 11h30, 13h30, 16h30, 19h45, 23h45 et 03h30.

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Aujourd’hui, on parle de plus en plus d’objets connectés, ce qui nous annonce beaucoup de nouveautés, notamment pour les voitures.

Le ministère de l’Environnement a lancé le projet SCOOP@F en 2014, dont la fin est prévue en 2018. Il s’agit de tester l’installation de bornes « connectées » le long de la route qui pourront communiquer un certain nombre d’informations directement aux voitures qui passent à proximité. Le but est de remplacer les panneaux actuels (qui sont coûteux) par ces bornes, beaucoup plus utiles, puisqu’elles leur donneraient de l’info aux automobilistes. Eux aussi, à l’aide d’outils collaboratifs comme le réseau social Waze, pourraient avertir les bornes et donc les autres conducteurs d’un danger potentiel.

La sécurité semble être vraiment le sujet principal, ce qu’on appelle la « cybersécurité ».

Il y a toutes sortes de projets et de travaux en ce sens, avec notamment des radars et des caméras pour signaler et donc éviter les problèmes puisqu’ils pourraient « décider » d’eux-mêmes de freiner le véhicule pour qu’il ne heurte pas un obstacle que le conducteur ne peut pas voir. Autres pistes : les composants biomimétiques (qui « copient » les fonctions de certains organes humains comme le cerveau) pour prévoir et éviter les accidents.

Du coup, conduire une voiture va devenir moins stressant et plus sûr.

Quitte à ne plus conduire du tout, avec la fameuse voiture sans conducteur. Tous les constructeurs planchent sur des modèles, mais lors d’un sommet en avril sur le véhicule sans chauffeur à Amsterdam, on a vu que les problèmes restent nombreux… Il va falloir redéfinir le code de la route mais surtout, en cas d’accident, la voiture doit elle sacrifier le piéton ou son conducteur ? Selon des récents sondages aux Etats-Unis, les conducteurs penchent pour la 2ème solution mais quand il s’agit de rouler en famille, il n’y a plus qu’un tiers des sondés qui achèterait une voiture sans conducteur. La voiture autonome que certains annoncent sur le marché en 2020 risque de rester au point mort, non pour des problèmes techniques mais plutôt éthiques. D’ici là, de nouveaux systèmes d’assistance à la conduite vont nous aider à conduire mieux. D’autres projets travaillent aussi à transformer le véhicule en lieu d’activités puisqu’à l’inverse du TGV ou de l’avion, on peut y faire autant de bruit qu’on veut ! Regarder la télévision, faire du tourisme avec les explications par des guides connectés, tout sera bientôt possible dans ces voitures. Elles rouleront mieux en dépensant moins de carburant, de façon plus sûre pour créer moins d’accidents et en nous offrant un plus grand bien-être. La belle vie,  quoi.

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Marion Lefevre

Etudiante en sciences politiques et désirant faire du journalisme son métier. Jusqu'ici assez peu informée en terme d'écologie, c'est au contact de quelques amis vegan et végétariens que j'ai commencé à m'intéresser aux problématiques environnementales. J'étudierai l'année prochaine au sein d'une université montréalaise, où j'espère bien pouvoir en apprendre davantage sur l'écologie sauce québécoise !