Lauréat My Positive Impact 2015 :

Prêts à boire du lait « bas-carbone » ?

Saviez-vous que la production laitière est responsable de 6% des émissions de gaz à effet de serre en France ? En vue de la COP21, la conférence internationale sur le climat qui doit se tenir à Paris dans quelques jours, le secteur de l’agriculture souhaite donc réduire ces émissions de GES. Un projet de ferme laitière « bas-carbone » a donc été lancé comme nous l’explique Thierry Geslain, directeur des affaires scientifiques au Cniel (Centre National Interprofessionnel de l’Economie Laitière). Une initiative qui figure parmi les vainqueurs du concours My Positive Impact, organisé par la Fondation Nicolas Hulot.

Pixabay
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Thierry Geslain propose un programme d’action en deux temps : d’abord un diagnostic de la quantité de carbone émise par les ateliers laitiers puis, dans un second temps, la proposition de solutions adaptées à chaque producteur pour réduire ses émissions. On joue pour cela sur plusieurs leviers : l’alimentation de la vache , l’utilisation des déjections, des prairies…

Aujourd’hui, le programme a déjà commencé et notamment un travail avec près de 4 000 éleveurs. De plus, le fait de participer au concours a permis de faire connaître l’élevage laitier et de rappeler son importance vis-à-vis des enjeux liés au changement climatique.

Chiffres clés

  • 50% des émissions liées à l’élevage sont entériques (méthane), 30% sont liées à la gestion de l’azote et des effluents et 20% aux achats de phytosanitaires
  • 3900 éleveurs déjà acteurs du projet. Cela représente environ :
    • 200 000 vaches
    • 351 000 ha de SAU (dont 130 000 ha d’herbe)
    • 1,3 milliard de litres de lait produit
  • 6 régions concernées
  • Si les 60 000 éleveurs de France adhèrent au projet « fermes bas – carbone », cela représenterait :
    • 3 639 000 vaches
    • 5,4 millions d’ha de SAU (dont 1 980 000 ha d’herbe)
    • 24 milliards de litres de lait produit

Ainsi, en 2020 grâce aux efforts des éleveurs laitiers, seulement 0,8 kg de C02 pourrait être émis.

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Paul Brinio

Né dans le sac à dos de ses parents, cet aspirant journaliste tombe rapidement amoureux de la radio. Après avoir traîné sa barbe et ses cheveux à RFI Bruxelles et dans des rédactions locales, il termine sa formation de journaliste, rejoint l'équipe de Néoplanète en 2015 et continu ses études de géopolitique dans un souci de conquête mondiale.