Pollution :

Pourquoi ne parle-t-on plus des pluies acides ?

Si en ce moment la France n’est pas épargnée par les pluies, nous n’entendons plus vraiment parler de pluies acides ; un phénomène pourtant courant il y a une trentaine d’années lorsque les mines de charbon et les voitures polluaient démesurément. 

Crédit : Mattskogen - Pixabay
Crédit : Mattskogen – Pixabay

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Pourquoi ne parle-t-on plus des pluies acides ?

C’est une question posée récemment par le mensuel Sciences et Vie car on ne s’inquiète plus de ces fameuses pluies acides ; un problème survenu dans les années 60 et qui a fait couler beaucoup d’encre dans les années 80. Pourquoi ? Parce qu’elles sont devenues rares en Europe de l’ouest et en Amérique du nord depuis que les mines de charbon ont fermé et qu’en France, par exemple les pots catalytiques sont devenus obligatoires pour toutes les nouvelles voitures.

Ces pluies acides viennent donc de nos activités industrielles ?

Elles sont les conséquences de phénomènes naturels comme des émissions de souffre de volcans, d’oxydes d’azote  par la foudre, de gaz issus de certaines formes de décomposition biologique terrestres, émis par les océans ou par les feux de forêts. Mais elles prennent des proportions dangereuses à cause de l’activité humaine : industrie du charbon, centrales thermiques, chauffage, pots d’échappements, plastique brûlé et ammoniac utilisé par les agriculteurs, etc. Si nous avons légiféré pour résoudre ce problème, il reste encore entier dans certains pays notamment en Asie et particulièrement en Chine, devenu le premier émetteur d’oxyde d’azote et de dioxyde de soufre du monde.

Des pays qui pourront donc, comme nous, régler ce problème en supprimant le charbon et les pots d’échappement ?

Oui. La bonne nouvelle c’est qu’on maîtrise bien la solution. La mauvaise c’est que ces pluies acides ont fait des dégâts dont on ne se débarrasse pas en quelques années. Dans le nord-ouest américain, 2/3 des cours d’eau se sont alcalinisés (ph supérieur à 7) ce qui a provoqué une profusion d’algues, une forte corrosion des canalisations d‘eau, l’intoxication des poissons mais aussi des fruits et légumes que l’on arrose, une érosion des sols, la disparition de certains animaux empoisonnés par les poissons qu’ils mangeaient, etc. Bref, on comprend aujourd’hui une fois de plus que les conséquences de la pollution deviennent un cercle vicieux.  Même nos monuments sont touchés, le Taj Mahal en Inde ou le Colisée à Rome ont été très abîmés par l’érosion dues aux pluies acides. Espérons donc que tous les pays adoptent le plus rapidement possible les pots catalytiques et abandonnent le charbon !

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Marion Bordier

Férue de lecture, de photographie, d'écriture mais aussi de découverte de nouvelles contrées et cultures, le journalisme semble être une évidence pour Marion.