Agriculture :

Des plantes pour dépolluer les sols

La pollution de la nourriture que nous consommons est un sujet qui inquiète souvent : éplucher et laver suffisent-ils à minimiser la consommation des pesticides et autres produits utilisés pour cultiver nos fruits, nos légumes et nos céréales ? Il existe pourtant une solution : dépolluer à la source avec la phytoremédiation.

Crédits Pixabay
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Nous retrouvons aujourd’hui dans nos sols du plomb, du cuivre ou encore césium (élément radioactif) qui ont bien sûr des répercussions sur notre santé, que faire ?

Dépolluer les fruits, les légumes ou encore les céréales, que nous consommons, peut sembler mission impossible. Pourtant, le magazine Sciences Ouest nous apprends qu’en 2000, une équipe de chercheurs à Brest a commencé des expériences très intéressantes sur ce sujet qu’elle a dû abandonner, faute de moyens. Aujourd’hui c’est chose faite, grâce à une cinquantaine de chercheurs issus de 6 laboratoires différents, qui ont étudié la question de la phytoremédiation, qui pourrait être la solution.

Crédits Pixabay
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La phytoremédiation ?

Cela signifie la dépollution les plantes et les sols à partir de plantes et de leurs interactions avec le sol et les micro-organismes. Concrètement, l’idée est de trouver les plantes qui ont le pouvoir d’absorber les polluants. Par exemple, des trèfles violets absorbent l’eau vers laquelle des bactéries transfèrent les particules contaminées au césium. Des trèfles qui ensuite sont arrachés. Le tournesol et l’avoine pourraient régler le problème de la pollution au cuivre, issue des plaquettes de frein, des viticultures ou encore de la peinture des bateaux, une pollution qui se retrouve dans les mers et contamine les moules. Encore plus prometteur : l’association des plantes, des bactéries ou des champignons, expérience qui se fait actuellement sur un hectare de terre par la société Svitec.

C’est en effet très prometteur, mais on en est encore à la phase de recherche ?

Oui, avec un bémol : la phytormédiation est longue. Six mois à 10 ans sont nécessaires pour dépolluer un sol. Mais la méthode serait peu coûteuse et très efficace, elle nous laisse donc beaucoup d’espoir pour lutter aussi contre la pollution des herbicides et des hydrocarbures avec des spartines (plantes qui contribuent à fixer la vase) ou encore des miscanthus.  Bravo à nos chercheurs, car la terre française étant une des plus polluées d’Europe, ce qui a des conséquences qu’on ne gère pas encore très bien, l’enjeu est de taille !

Crédits Pixabay
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Marion Lefevre

Etudiante en sciences politiques et désirant faire du journalisme son métier. Jusqu'ici assez peu informée en terme d'écologie, c'est au contact de quelques amis vegan et végétariens que j'ai commencé à m'intéresser aux problématiques environnementales. J'étudierai l'année prochaine au sein d'une université montréalaise, où j'espère bien pouvoir en apprendre davantage sur l'écologie sauce québécoise !