Invention :

Pipi propre : l’urinoir qui sent bon la rose

Aujourd’hui on parle d’une drôle de nouveauté, la Vespalith. Vespa pour vespasienne et lith en référence à la pierre. C’est une vespasienne écologique. Berk allez-vous dire, c’est dégueu ! Au contraire, c’est propre et même poétique !

Yolaine de la Bigne, reprend sa place derrière le micro de Sud Radio ! Retrouvez-la chaque matin du lundi au vendredi, dans « Un monde plus vert », une chronique rediffusée à 17h27 et à écouter sur notre webradio tous les jours à 9h45, 13h30, 15h45 et 19h45 ! 

20150910_102403

Ecoutez la chronique de Yolaine de la Bigne :


Version écrite de la chronique :

Aujourd’hui, désolée messieurs d’être désagréable au saut du lit mais vous vous soulagez un peu n’importe comment si je puis me permettre. En tout cas un peu partout ! Et d’une façon relax, on en voit souvent que ça ne gêne pas du tout, en pleine rue ou sous un pont en plein jour. L’urine masculine devient un véritable fléau dans les villes. A Paris, elle représente 90% des urines sauvages, on peut râler sur les chiens, s’occuper des maîtres serait plus efficace. Certaines rues de Paris sentent vraiment mauvais à cause de ces envies pressantes de ces messieurs et malgré les 400 sanisettes publiques.

La solution serait cette vespasienne écologique…

La mairie de Paris a demandé à Planet Watch de trouver une solution car son fondateur savait déjà comment gérer les « désagréments » des élevages porcins, il pouvait donc s’occuper de ces autres cochons que sont les humains. PlanetWatch a donc mis au point le premier urinoir extérieur 100% écologique, autonome et auto régénérant, qui ne consomme ni eau, ni électricité. Tout cela grâce à une roche volcanique, la Chabasite, qui empêche les mauvaises odeurs dégagées par l’urine en piégeant l’ammoniac qu’elle dégage après dégradation de l’urée, urée qui va même se transformer en engrais pour le jardin !

A quoi ressemble cet urinoir ?

Il est normal en bois, tout simple. Mais c’est en-dessous dans le bac que ça se passe car une fois cette urée isolée de l’urine, elle permet d’entretenir de façon naturelle des plantes, transformant les mauvais pisseurs en bons jardiniers. Du coup, pour la COP 21, la Mairie de Paris, vient d’installer la première Vespalith avec l’aide d’Emmaüs, dans le square jouxtant l’église Saint-Laurent, boulevard Magenta. Il a déjà un succès fou, et chaque matin, des dizaines de personnes viennent faire leur petit pipi pour alimenter les plantes de ce beau square qui maintenant sent la rose… La Mairie de Paris envisage d’en implanter un peu partout dans la capitale, et ça, c’est une nouvelle qui nous soulage au sens propre du terme !

Engie-300x180

 

Cette chronique a été diffusée le 22 septembre sur Sud Radio en partenariat avec Engie

Tweet about this on TwitterShare on FacebookShare on Google+Pin on PinterestEmail this to someone

Bruno Lorenzi

Journaliste / reporter, passionné de musique et d’environnement. Il débute à la télévision en 1993 avant de se consacrer exclusivement au média radio en 2000, à Radio France. Il réalise des documentaires, reportages et magazines et conserve toujours son attachement au métier de journaliste en s’impliquant dans des causes choisies.