Film :

Où se cachent les dernières tribus d’Amazonie ?

La vie pure, le dernier film de Jérémy Banster nous raconte l’histoire d’un explorateur parti à la découverte de l’Amazonie. Mais qui y vit aujourd’hui, et dans quelles conditions ? Reste-il encore des zones à explorer ?

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Pixabay

Yolaine de la Bigne reprend sa place derrière le micro de Sud Radio ! Retrouvez-la chaque matin du lundi au vendredi, dans « Un monde plus vert », une chronique rediffusée à 17h27 et à écouter sur notre webradio tous les jours à 9h45, 13h30, 15h45 et 19h45 !

Ecoutez la chronique de Yolaine de la Bigne :

Aujourd’hui sort le film La vie pure de Jeremy Banster, histoire vraie d’un jeune explorateur qui part en Amazonie et n’en revient pas.

Raymond Maufrait a 23 ans quand en 1949 il part pour réaliser ses rêves d’enfants quand il lisait des livres sur les indiens d’Amazonie. Il veut découvrir des régions inexplorées mais trouvera surtout la mort. On assiste à la longue agonie de ce jeune homme têtu, qui n’écoute personne notamment tous ceux qui connaissent la région et l’avertissent « tu n’en reviendras pas vivant ». Son histoire sera connue car on a retrouvé son carnet de route. Les images sont magnifiques, les acteurs excellents  et ce conte initiatique est très symbolique du sentiment de toute puissance de l’être humain face à la nature.

C’est de l’histoire ancienne car aujourd’hui existe-t-il encore des zones vierges qui puissent encore faire rêver les jeunes explorateurs ?

Visiblement, oui, même si c’est de plus en plus rare. Un exemple : une cité perdue découverte au Honduras, au cœur de la forêt de La Mosquitia en mars 2015. C’est en Amazonie qu’on trouve aujourd’hui le plus de tribus restées à l’écart de nos sociétés. On en compte 77 complètement isolées, selon le FUNAI (Fondation Nationale de l’Indien – organisme gouvernemental brésilien qui élabore et applique les politiques relatives aux peuples indigènes).

Et je suppose qu’avec le déboisement de l’Amazonie, leur vie ne doit pas être facile.

Ce sont même des tribus en voie d’extinction ! L’association Survival qui tente de les aider explique que ces indiens ont en mémoire l’horreur qu’ont connu leurs ancêtres quand on les a colonisé, réduit à l’esclavage ou tué. Elle parle d’ailleurs d’un génocide qui continue car les bûcherons et les éleveurs d’animaux à viande détruisent leur forêt et apportent des maladies comme la rougeole ou la grippe qui les déciment. C’est pour ça qu’ils ne veulent surtout pas de contact avec nous et tentent comme ils peuvent de se cacher comme les Makusis, les Tucunas, ou les Krenakrores  qui ont réussi jusque là à nous échapper ? Et le mieux qu’on puisse leur souhaiter, en effet, c’est de ne jamais nous rencontrer, c’est un comble !

Cette chronique a été diffusée le 25 novembre sur Sud Radio en partenariat avec ENGIE acteur de la transition énergétique 

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