Consommation :

La mode du « sans », faut faire avec !

Sans gluten, sans lactose, sans colle…. l’époque est à la détox et à la simplification. Une tendance qui annonce de nouveaux marchés et bouleverse certains secteurs industriels.

Version audio :

Écoutez Yolaine de la Bigne derrière le micro de Sud Radio ! Retrouvez-la chaque matin à 7h52 du lundi au vendredi, dans « Un monde plus vert », une chronique rediffusée à 17h27 et à écouter sur notre webradio tous les jours à 11h30, 13h30, 16h30, 19h45, 23h45 et 03h30.

Version écrite :

On est dans l’époque des « sans », sans gluten, sans sucre, etc, avec toute une série de labels et l’on s’y perd un peu, mais vous nous faites le point aujourd’hui.

C’est en effet la dernière tendance, le détox, l’envie d’épurer les aliments, de revenir vers quelque chose de plus naturel, plus simple, plus sain. Depuis quelque temps, l’ennemi N°1 semble être le gluten que l’on trouve partout, dans les farines, sirops, sauces, béchamel, etc… Près de 70 % des produits alimentaires en contiennent et le marché devrait exploser. Pourtant les stars ont lancé le mouvement, de Victoria Beckham à Lady Gaga, très vite suivies par les fans. Même si 1 % seulement de la population française est considéré comme allergique au gluten, le label Gluten Free ou celui de l’AFDIAG, l’association des intolérants au gluten, caractérisé par son fameux logo en épi de blé, bref, le sans gluten, fleurit dans les rayons et les groupes se lancent dans ce nouveau marché. On voit aussi émerger une autre tendance : les aliments sans œufs et sans lactose, car le lactose pose des problèmes de digestion d’où le Label « Free from »  dans les rayons des yaourts ou fromages sans lactose.

 

Mais en dehors de l’alimentation, on voit aussi d’autres « sans » émerger, comme le « sans pesticides ».

Selon le site du Ministère de l’environnement, 49 communes se sont vues remettre en 2015 le label national « Terre Saine, commune sans pesticide » et 62 en 2016, dans le cadre du plan « France, Terre de pollinisateurs » initié par Ségolène Royal. Ce label encourage les collectivités territoriales qui ont une politique d’entretien naturel et sans produit phytosanitaire pour leurs espaces verts et leurs infrastructures. Enfin, un autre phénomène prend de l’ampleur : le « sans colle ».

pesticides (Copier)

Pour ne pas utiliser de colle dans les objets, par exemple ?

Ceux qui sont mis sur le banc des accusés sont ces objets collés de façon volontaire et que l’on ne peut pas réparer comme les téléphones d’Apple, grand connaisseur du système qui vous empêche de changer la batterie et vous oblige à racheter un téléphone. Ennemis jurés de cette obsolescence programmée, – qui est interdite depuis la loi sur la transition énergétique de 2015 -, les labels « Zéro colle » ou « Glue Free Zero colle » vous garantissent des produits vissés ou encliquetés que l’on peut démonter et réparer. Comme quoi le marché du « sans » est aussi celui de l’avec, avec éthique par exemple !

iphone (Copier)

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Marion Lefevre

Etudiante en sciences politiques et désirant faire du journalisme son métier. Jusqu'ici assez peu informée en terme d'écologie, c'est au contact de quelques amis vegan et végétariens que j'ai commencé à m'intéresser aux problématiques environnementales. J'étudierai l'année prochaine au sein d'une université montréalaise, où j'espère bien pouvoir en apprendre davantage sur l'écologie sauce québécoise !