Economie :

Les milliardaires, accros à « l’or vert » ?

Du paludisme au sida, de l’éducation à la distribution de vêtements, certains milliardaires se sont déjà illustrés comme des philanthropes confirmés. Aujourd’hui, certains prennent conscience de la nécessité de se préoccuper de la planète, dont la mauvaise santé aurait de terribles conséquences sur l’Humanité dans son ensemble.

Crédit Wikipedia
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Écoutez Yolaine de la Bigne derrière le micro de Sud Radio ! Retrouvez-la chaque matin à 7h52 du lundi au vendredi, dans « Un monde plus vert », une chronique rediffusée à 17h27 et à écouter sur notre webradio tous les jours à 11h30, 13h30, 16h30, 19h45, 23h45 et 03h30.

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De plus en plus d’investisseurs et même de milliardaires s’intéressent à l’écologie, ce qui est une bonne nouvelle !

Jusqu’ici, leurs préoccupations étaient plutôt centrées sur la santé et l’humanitaire, mais en effet, ils se rendent compte aujourd’hui qu’il y a urgence pour aider les hommes à s’occuper de la Terre. Si on veut sauver les hommes, il faut sauver  la planète. On les appelle les « écobarons ». Si en effet,  leur fortune et leurs réseaux sont très utiles pour certaines causes environnementales, les méfiances restent vives, et on peut parfois craindre que leur soudain amour pour la nature ne fasse plus de mal que de bien, tant le business a ses règles, pas toujours très éthiques.

On pense tout de suite à Bill Gates !

Le très énergique milliardaire a réuni dans 27 investisseurs privés (Xavier Niel, Marc Zuckerberg, Jeff Bezos, etc) d’une dizaine de pays différents le cadre de la COP21, pour aider au développement des technologies énergétiques innovantes. Son mouvement « Breakthrough Energy Coalition » veut rendre accessible ces nouvelles  technologies au plus grand monde et créer des passerelles entre les starts-up innovantes, les secteurs de l’énergie, du transport, de la recherche, pour trouver des solutions révolutionnaires. Belle intention, même si l’enthousiasme qu’avait eu Bill Gates pour les OGM peut refroidir certains, bref, wait and see… En Chine, aussi on a beaucoup parlé du milliardaire Wang Wenbiao, dont le cheval de bataille est la lutte contre la désertification du désert de Gobi.

Comment ? En plantant des arbres ?

Des arbustes, plus exactement. Il a cherché quelles plantes étaient adaptées au climat désertique et a croisé les résultats avec les besoins du marché pharmaceutique pour que ces plantes soient aussi des plantes médicinales. Du coup, il a fait fortune avec le réglisse, surnommé l’or noir, qui fixe les dunes et arrête la désertification tout en étant un élixir de longue vie dans la médecine chinoise traditionnelle que l’on utilise pour soigner les ulcères, les bronchites, les maux de gorge, etc… Formidable, mais on reproche à Wang Wenbiao d’avoir déplacé 100 000 personnes pour ses plantations. Ce à quoi il répond que cette population vivait dans des conditions d’extrême pauvreté sans accès aux soins médicaux et qu’il valait mieux leur proposer un autre cadre de vie. En attendant, malgré la polémique, ses résultats ont beaucoup intéressé les décideurs, notamment l’ONU, pour l’avenir des pays désertiques. C’est d’ailleurs une des solutions dont on parlera lors de la COP23, qui se déroulera en Chine.

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Marion Lefevre

Etudiante en sciences politiques et désirant faire du journalisme son métier. Jusqu'ici assez peu informée en terme d'écologie, c'est au contact de quelques amis vegan et végétariens que j'ai commencé à m'intéresser aux problématiques environnementales. J'étudierai l'année prochaine au sein d'une université montréalaise, où j'espère bien pouvoir en apprendre davantage sur l'écologie sauce québécoise !