Troc de nuits :

Location d’appartements sur l’Internet… la fin du bail ?

Les plateformes comme Airbnb ont du souci à se faire. Face aux critiques de l’hôtellerie, les villes commencent à réglementer le secteur et la concurrence arrive à grands pas.

Capture d'écran du site Nightswapping
Capture d’écran du site Nightswapping

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De plus en plus de Français utilisent des plateformes de location en ligne, Airbnb, Interhome, Wimdu ou encore Abritel mais ça commence à poser quelques problèmes

Le leader mondial, Airbnb, notamment commence à essuyer pas mal de critiques. Par exemple, vous réservez un appartement, vous payez et un mail d’Airbnb vous indique que l’opération financière a échoué alors qu’elle a déjà débité la somme. Vous contactez le site par mail bien sûr car il n’y a aucun numéro de téléphone sur la plateforme. Pas de réponse. Et une semaine plus tard l’argent est crédité sur le compte de l’hôte. Il y a aussi les locations qui n’existent pas, les hôtes fraudeurs qui vous font payer le logement avant de retirer l’annonce de la plateforme ou bien qui en profitent pour vous cambrioler lorsque vous vous absentez de l’habitation dont ils ont le double des clés. Et Airbnb qui se dégage en général de toute responsabilité.

Il y a aussi la grogne des hôteliers qui hurlent à la concurrence déloyale puisque contrairement à eux, les propriétaires qui louent leur appartement ne payent ni taxe ni TVA.

Et ils ont raison, au point que certaines villes ont pris des mesures. Berlin, par exemple, a interdit les locations touristiques meublées non déclarées aux autorités compétentes. Pour chaque loueur, Airbnb doit dorénavant donner les coordonnées des loueurs aux autorités fiscales. Il en est de même à Barcelone depuis 2015. Quant à Paris, un permis d’autorisation de louer doit être demandé en mairie. Et puis, face à Airbnb, de nouveaux sites proposent de nouvelles offres.

 Toujours dans la location d’appartements privés ?

Location ou échange. Par exemple, un start up lyonnaise vient de lancer le site nightswapping.com. Vous hébergez des voyageurs chez vous, ce qui vous fait gagner des crédits de nuits et vous pourrez vous aussi vous faire héberger chez un autre membre de la communauté. Le tout sans transfert d’argent, arnaques ou impayés. Nightswapping veut proposer l’occasion de voyager mais aussi d’échanger, de partager et de s’entraider en toute sérénité grâce à un partenariat établi avec l’assureur Allianz qui permet de sécuriser à 100 % l’expérience. Peu importe où il se trouve en Europe, l’hébergement est couvert à hauteur de 450 000 € avec une protection contre les dommages matériels et immatériels. Pour les voyageurs, une protection contre les dommages corporels existe. En cas de rapatriement, les frais sont pris en charge. Et ce, au niveau mondial. Airbnb et tous les autres ont donc du souci à se faire avec ce concept innovant et unique en son genre.

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Marion Bordier

Férue de lecture, de photographie, d'écriture mais aussi de découverte de nouvelles contrées et cultures, le journalisme semble être une évidence pour Marion.