Quelle époque éthique !

Supermarché collaboratif : les raisons du succès

Les supermarchés collaboratifs essaiment en France à l’image de la Park Slope Food Coop qui fonctionne depuis 43 ans à Brooklin aux États-Unis.

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Écoutez Yolaine de la Bigne derrière le micro de Sud Radio ! Retrouvez-la chaque matin à 6h10 et 7h22 du lundi au vendredi, dans « Quelle époque éthique », une chronique à télécharger :

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C’est une vénérable institution qui compte pas moins de 17 000 membres aujourd’hui. Un supermarché alimentaire, participatif et autogéré, créé en 1973 en pleine crise économique. Le principe ? Les membres travaillent dans la structure 3 heures par mois et en échange ont le droit d’y acheter les meilleurs produits alimentaires aux prix les plus bas. Le tout avec une bonne gestion : mixité sociale, circuits courts, produits de qualité 20% moins chers, relations entre membres de la coop, tâches réalisées à 75% bénévolement par les membres voilà en résumé le modèle de ce qu’est un supermarché collaboratif.

Nous avons aussi quelques supermarchés de ce genre mais pas aussi importants !

Nous avons pris du retard mais il y a trois ans deux américains ont ouvert à Paris La Louve. L’un d’eux est Tom Boothe, le réalisateur du film Food Coop, sorti le 2 novembre dernier, qui retrace justement l’expérience new-yorkaise. La Louve compte aujourd’hui 3000 adhérents et, après avoir fonctionné dans un tout petit local, est en train d’aménager les 1500 m2 de son nouveau supermarché dans le 18ème arrondissement. Ouverture dans les jours qui viennent ! Une vraie réussite sur la voie de laquelle s’engagent la Supercoop à Bordeaux, la Chouette Coop à Toulouse, la Cagette à Montpellier, Otsokop à Bayonne et d’autres comme à Lille, à Nantes et à Biarritz.

Quelle est leur particularité par rapport aux autres coopératives alimentaires ?

Elles, elles partagent le capital entre copropriétaires, les bénéfices sont investis dans la coopérative mais les prix sont normaux et on n’y travaille pas bénévolement. Les supermarchés coopératifs, eux, s’appuient sur une association loi 1901 c’est-à-dire sans but lucratif. Ils se financent donc par des aides, crownfunding, des partenariats avec des associations, etc. On reste dans l’entraide. La force du collaboratif !

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Emilie Villeneuve

Sa licence de journalisme en poche, elle s’envole pour la Réunion où elle arpente l’île en tant que journaliste radio au sein de RFO. Une fois revenue en métropole, Emilie se consacre à l’environnement et au bio avec Bioaddict.fr et pige également en tant que journaliste web avec DDMagazine.com. Elle intègre la rédaction de Néoplanète en avril 2011 dont elle est aujourd'hui la rédactrice en chef adjointe du site et de la webradio. Elle fait également partie de l'équipe de "Bougez Vert", émission diffusée sur Ushuaïa TV.