Energie verte :

L’herbe fauchée, de l’or le long de nos routes

Que faire de l’herbe fauchée laissée le long des routes ? Le projet européen Combine nous apporte des premiers éléments de réponse.

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Yolaine de la Bigne reprend sa place derrière le micro de Sud Radio ! Retrouvez-la chaque matin du lundi au vendredi, dans « Un monde plus vert », une chronique rediffusée à 17h27 et à écouter sur notre webradio tous les jours à 9h45, 13h30, 15h45 et 19h45 !

Ecoutez la chronique de Yolaine de la Bigne :

Version écrite de la chronique :

L’énergie, c’est un des sujets primordiaux pour l’avenir et on en cherche partout même le long des routes !

C’est ce qui laisse beaucoup d’espoir car on découvre sans cesse de nouvelles technologies prometteuses. Et en effet, le long des routes il y a des accotements enherbés qu’il faut entretenir. Souvent on laisse les herbes, les branches sur place parce que les ramasser pour les composter coûte trop cher or c’est une matière très intéressante d’un point de vue énergétique. D’où le projet européen Combine qui a démarré en Janvier 2013 et s’est terminé en juin dernier qui a utilisé les herbes et bois fauchés le long des routes départementales de Bretagne puisque c’est l’une des 4 régions pilotes européennes du projet.

Une fois ces déchets végétaux ramassés, on en fait quoi ?

Côtes d’Armor Magazine expliquait qu’on les envoie chez des agriculteurs où on va s’en servir pour produire du biogaz ou de la biomasse via des unités de méthanisation. Le biogaz sert à produire de l’électricité, il est très utilisé en Allemagne. Et la biomasse produit du chauffage. Pour ce projet, on a expérimenté un prototype, la machine Blue Conrad qui ramasse les détritus végétaux et sépare la biomasse en 2 fractions. D’un côté, la partie solide qui sera utilisée comme combustible. De l’autre, la partie liquide qui sera transformée en biogaz, donc tout est transformé et réutilisé.

C’est gagnant-gagnant : on nettoie les bords des routes pour produire de l’énergie

Car tous ces déchets sont de l’or qu’on abandonne le long des routes alors qu’ils peuvent en effet être brûlés, utilisé en méthanisation comme on vient de le dire ou composter de façon classique mais qui reste le meilleur engrais pour obtenir une terre de bonne qualité. Aujourd’hui, on est en phase d’évaluation du projet après un gros colloque en septembre et on espère que cela va se concrétiser un jour.

Plus d’infos : http://combine-nwe.eu/

 

Cette chronique a été diffusée le 3 novembre sur Sud Radio en partenariat avec ENGIE acteur de la transition énergétique

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