Sport :

Les véganes sont dans la course !

A l’image du sport, le véganisme est bon pour la santé. Tous deux réduisent le risque d’avoir du cholestérol mais aussi de développer une résistance aux antibiotiques ou un cancer. Alors quand les deux modes de vie se rejoignent et ne font plus qu’un, on assiste à une explosion de vitalité, d’énergie et d’équilibre de vie !

Arnulfo Quimare and Scott Jurek Crédit Flick certains droits réservés Wolf Gang
Arnulfo Quimare and Scott Jurek Crédit Flick certains droits réservés Wolf Gang

Écoutez Yolaine de la Bigne derrière le micro de Sud Radio ! Retrouvez-la chaque matin à 7h52 du lundi au vendredi, dans « Un monde plus vert », une chronique rediffusée à 17h27 et à écouter sur notre webradio tous les jours à 11h30, 13h30, 16h30, 19h45, 23h45 et 03h30.

Version audio :

Version écrite :

En plein Euro 2016, vous abordez un angle peu connu du sport : le nombre de plus en plus important de sportifs véganes.

Oui, car, en effet, cela semble assez insolite d’être végétarien quand votre métier est très physique. Pourtant on commence à en voir de plus en plus, pour des raisons éthiques (la maltraitance animale) mais aussi de santé. Car réfléchir à son alimentation permet d’apprendre à mieux connaître son corps, ce qui est capital pour un sportif.

Pourtant on nous dit toujours que pour avoir une alimentation équilibrée, il faut des lipides, des protéines, du fer et du calcium, essentiellement présents dans les protéines animales.

On nous l’a dit  mais ce n’est pas vrai car les protéines végétales sont tout aussi efficaces à condition de les mélanger. Leur combinaison est d’une richesse extraordinaire. Et surtout elles sont beaucoup plus assimilables par le corps que les protéines animales. Donc si vous ne mangez que du maïs ou des lentilles vous aurez des soucis mais si vous combinez des légumineuses (haricots, pois chiche, fèves…), des céréales (millet, orge, quinoa, riz, épeautre…), des graines oléagineuses (arachides, lin, courge) et des fruits secs (amandes, noix, cacahuètes…), vous aurez les mêmes apports qu’avec la viande mais vous aurez une bien meilleure digestion ce qui est capital quand on fait du sport. Quand on voit la plupart de nos plats traditionnels qui mélangent ces légumes, on voit d’ailleurs que nos ancêtres le savaient déjà.

Beaucoup de sportifs sautent-ils le pas ?

Beaucoup ? Pas encore, car il faut se poser des questions, avoir une démarche comme Tim Shieff qui fait du Parkour (activité très physique qui combine course, saut, escalade, etc.). Vous avez le footballeur David Babunski, joueur de l’équipe nationale de la Macédoine (malheureusement non qualifiée pour l’Euro 2016). A Rolland Garros on a vu les sœurs Williams, devenues véganes pour soigner la maladie auto-immune de Vénus. Autre exemple : l’ultra-marathonien Scott Jurek qui a battu le record de l’Appalachian Trail l’année dernière et ce, grâce à son régime selon lui. Il a d’ailleurs écrit un livre de conseils « Eat and run » (« Manger pour gagner »). Ce qui est sûr, c’est qu’un nouveau marché se développe. Un marché de produits véganes pour sportifs chez Eric Favre Sport par exemple, de de coachs sportifs véganes sur internet, de diététiciens spécialisées. A Paris, mi avril, une conférence sur le sujet était même organisée et animée par Flavien Bascoul, sportif végane en course à pied. Les véganes sont bel et bien entrés en piste !

Tweet about this on TwitterShare on FacebookShare on Google+Pin on PinterestEmail this to someone

Marion Bordier

Férue de lecture, de photographie, d'écriture mais aussi de découverte de nouvelles contrées et cultures, le journalisme semble être une évidence pour Marion.