Régime alimentaire :

Les moineaux souffrent de malbouffe

De nombreuses espèces animales loin de chez nous sont en danger, comme les éléphants, les rhinocéros, les pandas… Mais d’autres nous sont très proches, et c’est le cas des moineaux !

sparrow-592991_1280

Yolaine de la Bigne reprend sa place derrière le micro de Sud Radio ! Retrouvez-la chaque matin du lundi au vendredi, dans « Un monde plus vert », une chronique rediffusée à 17h27 et à écouter sur notre webradio tous les jours à 9h45, 13h30, 15h45 et 19h45 ! 

Ecoutez la chronique de Yolaine de la Bigne :

Version écrite de la chronique :

On parle beaucoup de climat mais il faut aussi parler de la biodiversité qui souffre terriblement car en effet les animaux disparaissent, des plus grands aux plus petits. La LPO, la Ligue de Protection des Oiseaux, nous avait déjà signalé que même les oiseaux communs, bien de chez nous, disparaissaient à tire-d’ailes. Plus hallucinant : une étude récente du CNRS qui montre que les moineaux des villes souffrent de malbouffe !

Quoi, ils mangent des hamburgers ?

C’est un peu ça, comme ils mangent dans les poubelles ou ce qui traîne, eh bien comme les citadins, ils mangent trop gras ! C’est en comparant des populations citadines et rurales que des biologistes s’en sont aperçus. Cette équipe du Centre d’études biologiques de Chizé (CNRS, université de La Rochelle) vient de publier ses travaux dans la revue Plos One. Ils ont, par exemple, évalué la taille de leur bec, de leurs pattes et de leurs ailes, leur masse corporelle, la quantité de graisse au niveau du cou etc. Résultat : le moineau domestique s’est super bien adapté aux villes car il est omnivore et opportuniste. Mais il mange mal.

Leur tour de cou est plein de graisses ?

Exactement ! Et comme chez nous, ça commence à la maison ! Dans leurs nids : les oisillons citadins sont gavés de gras plutôt que de protéines. Du coup, quand on les compare une fois adultes,  leurs cousins des campagnes sont plus petits, de 5 à 10 %, et moins grassouillets (26 g contre 28 en moyenne), ils se reproduisent moins, bref pas de quoi chanter au petit matin !  Le biologiste Frédéric Angelier explique que « Ces données suggèrent que les moineaux urbains ont une nourriture trop grasse. Car, pour une bonne croissance, les oisillons doivent surtout incorporer des protéines, via l’ingestion d’insectes ; or en ville, ils ont davantage accès à des aliments gras». Mais selon lui «cette nourriture trop grasse ne doit pas être le seul facteur responsable. D’autres paramètres pourraient aussi jouer de façon conjuguée, comme les pollutions sonore ou atmosphérique. » Donc, amis citadins, quand vous donnez à manger aux moineaux, choisissez du light, ils sont au régime !

Cette chronique a été diffusée le 22 octobre sur Sud Radio en partenariat avec ENGIE acteur de la transition énergétique

Tweet about this on TwitterShare on FacebookShare on Google+Pin on PinterestEmail this to someone