Aquaculture :

Les micro-algues : maxi utiles !

Une plateforme aquacole a été récemment inaugurée à Palavas-les-Flots  pour cultiver des micro-algues. A quoi pourrait-elle servir ?

Yolaine de la Bigne reprend sa place derrière le micro de Sud Radio ! Retrouvez-la chaque matin du lundi au vendredi, dans « Un monde plus vert », une chronique rediffusée à 17h27 et à écouter sur notre webradio tous les jours à 9h45, 13h30, 15h45 et 19h45 !

Pixabay
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Ecoutez la chronique de Yolaine de la Bigne :

Version écrite de la chronique :

Cette plateforme pourrait servir à une multitude de choses, nous nourrir, nourrir les animaux, fabriquer des cosmétiques, nous chauffer, nous débarrasser du CO2, bref des vraies copines ces micro-algues !

Cette plateforme  a été conçue par l’Ifremer et le Cirad. Elle porte le joli nom de MeDITERA et a l’ambition d’explorer les étonnantes capacités des micro-algues. Autre but et pas des moindres : faire travailler ensemble scientifiques et industriels et faire coopérer tous les secteurs concernés. Une démarche rare en France où on a l’habitude de travailler chacun chez soi.  C’est d’ailleurs un projet unique en Europe, avec 4 000 m² de labos et 2000m2 de cultures dans des bassins en milieu ouvert pour étudier le comportement des micro-algues. Et leurs nombreux talents ! Et celui qui nous intéresse le plus à la veille de la COP21 c’est cette faculté de gérer le CO2, de la façon la plus simple : en le mangeant !

Ces micro-algues se nourrissent du CO2 ?

Elles adorent la pollution, une vraie tarte à la crème pour elles ! Rejets d’usines, de fermes à poissons, d’azote, elles aiment tout !  On vient justement de lancer le projet Vasco 2 dans le but de cultiver des micro-algues sur la zone de Fos-sur-Mer pour absorber le CO2 industriel du coin et nous fournir de l’énergie. Mais aussi nous nourrir ! Car c’est l’intérêt doublement intéressant  de l’algue : d’un côté, elle capture la pollution, de l’autre, elle se développe grâce à la photosynthèse pour devenir une ressource en grosse quantité. Du coup, on va travailler dans deux direction : les nourrir avec du CO2 pour fabriquer de l’énergie, ou leur donne de l’azote pour qu’elles se transforment en nourriture pour les poissons. «Demain, expliquait l’ingénieur Cyrille Przybyla, dans le Midi Libre, si on parle de biofioul, il faudra des champs qui n’existent pas aujourd’hui. Ce qu’on imagine : une nouvelle agriculture, sur la mer, qui ne concurrence pas par ses surfaces l’agriculture terrestre».

C’est une piste formidable surtout pour le France qui a une culture de l’algue

D’où l’intérêt de ce projet. C’est une piste qu’on a d‘ailleurs déjà testé en aérospatiale, d’une manière un peu plus dégueu, désolée les amis, on transformait les rejets humains des membres de l’équipage en protéine alimentaires grâce à des micro-algues, vous voyez rien ne se perd, tout de transforme , bon pt’ déj !

585Cette chronique a été diffusée le 20 novembre sur Sud Radio en partenariat avec ENGIE acteur de la transition énergétique 

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Emilie Villeneuve

Sa licence de journalisme en poche, elle s’envole pour la Réunion où elle arpente l’île en tant que journaliste radio au sein de RFO. Une fois revenue en métropole, Emilie se consacre à l’environnement et au bio avec Bioaddict.fr et pige également en tant que journaliste web avec DDMagazine.com. Elle intègre la rédaction de Néoplanète en avril 2011 dont elle est aujourd'hui la rédactrice en chef adjointe du site et de la webradio. Elle fait également partie de l'équipe de "Bougez Vert", émission diffusée sur Ushuaïa TV.