Les animaux de la semaine : Le manchot Happy Feet en Antarctique, des espèces qui fuient vers le Nord et des chiens renifleurs du cancer du poumon

On vous l’avait promis : la revue de presse de Yolaine de la Bigne fait peau neuve. Elle vous proposera désormais chaque semaine une revue de presse spéciale animaux.

Au menu de cette première émission: le manchot empereur Happy Feet perdu en Nouvelle-Zélande rentre chez lui en Antarctique, les espèces végétales et animales qui migrent plus vite que prévu vers le Nord à cause du réchauffement climatique et des chiens qui détectent le cancer du poumon rien qu’en sentant notre haleine !

A écouter ci-dessous (3’23)


[audio:http://www.neo-planete.com/wp-content/uploads/2011/09/revue-de-presse-du-9-septembre-2011.mp3|titles=revue de presse du 9 septembre 2011]

Version écrite des Animaux de la semaine

Il n’y a pas que les All Blacks qui crient leur joie en Nouvelle Zélande en ce moment. Les amis de l’empereur Happy Feet dansent aussi sur la plage ! Happy Feet ? C’est un manchot empereur, un peu distrait, qui s’est perdu à des milliers de kilomètres de sa colonie en Antarctique. Un manchot sur la plage, ce n’est pas vraiment habituel ! Alors, quand on l’a découvert en juin à moitié mort, tout le pays s’est pris de passion pour ce drôle d’oiseau que l’on a surnommé Happy Feet en hommage au fameux dessin animé. Et ce n’est pas un manchot quand il s’agit de se faire chouchouter ! Ministres, acteurs, people, tout le monde est allé rendre visite à la petite star qui a eu droit à un traitement de faveur comme le décrit Libération : opération pour lui nettoyer l’estomac, régime spécial à base de milk-shake au saumon, repos dans une pièce froide du zoo de Wellington régulièrement approvisionnée en blocs de glace pour recréer les conditions de l’Antarctique. Remis sur pied après ce traitement de faveur, le manchot est reparti chez lui lundi, accompagné de sa propre équipe médicale à bord du navire de recherche, le Tangaroa. Et maintenant ? Notre ami a été équipé d’une puce GPS qui permettra aux scientifiques et au public de suivre sa progression, sur le site www.wellingtonzoo.com. Bien sûr certains crient au scandale au vu des quelques 52.000 euros qu’aura coûté cette opération mais d’autres rétorquent que sensibiliser le public à la défense de l’environnement et aux animaux en voie de disparition ça n’a pas de prix !

Car ne l’oublions pas, le monde est en pleine mutation et les espèces végétales et animales vont devoir migrer vers le nord pour échapper aux conséquences du réchauffement climatique. On le sait. Par contre ce que l’on découvre, c’est qu’ils vont beaucoup plus vite que prévu. Environ 2000 espèces ont été étudiées et les résultats viennent d’être publiés par le magazine Science. Et ô surprise, ces espèces s’éloignent de l’équateur en moyenne de cinq mètres par jour, soit environ 1,5 kilomètre par an. D’où un brouillage des pistes qui perturbent les scientifiques, avec des requins qui apparaissent en Extrême Orient dans des zones où on n’en avait jamais vu, le renard roux de chez nous, qui fait concurrence au renard arctique au canada ou le sphinx, un joli papillon d’Espagne qui vole maintenant dans le centre de la France.

Et tandis que l’on ne connait guère l’avenir des quelques 19 625 espèces menacées à travers le monde, comme nous le rappelle Le Parisien/Aujourd’hui en France, les animaux nous laissent entrevoir d’immenses espoirs pour la médecine. On se souvient d’Aspirant, ce joli malinois qui a été capable de détecter à l’odeur un cancer de la prostate. Et bien, une équipe de chercheurs allemands de l’hôpital de Gerlingen vient de publier les incroyables résultats de ses travaux avec des labradors, des bergers allemands et australiens qui ont pu identifier la présence de cancers du poumon en respirant simplement l’haleine des patients. Merci nos amis les chiens, vous avez trouvé une véritable « mine d’os » !












Tweet about this on TwitterShare on FacebookShare on Google+Pin on PinterestEmail this to someone

Yolaine De La Bigne

Femme en or de l’environnement en 2007, journaliste de presse écrite et radio, auteur de plusieurs livres, elle a été une des premières « rurbaines » à habiter entre Paris et la campagne. De sa collaboration avec Nicolas Hulot pour Ushuaia et Allain Bougrain Dubourg, en passant par le prix Terre de Femme de la Fondation Yves Rocher, la création de Fêt Nat’ en 2006 ( fête de la nature et de l’écologie ), Yolaine renforce son engagement personnel à travers le lancement de l’agence de presse Kel Epok Epik et de Néoplanète.