Les animaux de la semaine : la réintroduction du Tarpan, le trafic d’animaux sauvages qui finance Al-Qaïda et les sauveurs des requins

Au menu de la revue de presse des animaux de Yolaine de la Bigne : la réintroduction du Tarpan en Bulgarie, le trafic lucratif d’animaux sauvages qui finance en autre Al-Qaïda et les sauveurs des requins condamnés à finir en soupe. A écouter ci-dessous (2’28)

























[audio:http://www.neo-planete.com/wp-content/uploads/2011/09/revue-de-presse-du-30-septembre-2011.mp3|titles=revue de presse du 30 septembre 2011]

Références musicales
– « Musique Bulgare – Taksim & Dance
» – The Forgotten Kingdom
– « Les Dents de la mer  » – John Williams























Version écrite de la revue de presse

Une des nouvelles tendances des écologistes est la réintroduction des animaux comme celle du Tarpan, ce joli cheval polonais qui  a été pourchassé par les hommes jusqu’à l’extinction de l’espèce, nous explique le Figaro Magazine. 12 Tarpans originaires des Pays-Bas vont être réintroduits durant une année au sud-est de la Bulgarie et seront enfermés au départ, dans un espace clos, pour être protégés des loups et s’adapter à leur nouvelle vie chez les bulgares.

Mais hélas, les nouvelles ne sont pas toujours bonnes et The Independant on Sunday a mené une longue enquête relayée par Courrier International sur le trafic d’animaux sauvages, le troisième à rapporter le plus d’argent, soit environ 7 milliards d’euros/an, après ceux de la drogue et des armes. Un drame pour les animaux capturés, martyrisés et décimés comme les ours enfermés par les chinois pour leur prélever leur bile dans des souffrances atroces alors qu’il existe 50 substituts végétaux aussi efficaces, ou l’antilope du Tibet qui va disparaître à cause de sa fourrure. Parce que des collectionneurs richissimes  et irresponsables sont prêts à payer  14 000 euros pour une peau de tigre ou 60 000 euros pour un  ara de Lear, ce joli perroquet bleu du Brésil, ce trafic alimente les guerres et les terroristes, notamment ceux d’Al-Qaïda. Un marché en plein développement car rentable et peu puni. Ainsi, en Thaïlande, alors qu’on peut être condamné à mort pour avoir passé de la marijuana à la frontière, vous vous en tirerez pour 900 euros  et 4 ans de prison pour une espèce en voie de disparition. Des espèces qui mettent notre santé en danger. Les exemples sont nombreux comme ces aigles importés à Londres et porteurs du virus H5N1. Sans oublier les vies humaines  sacrifiées comme ces 100 rangers africains tués chaque année par les braconniers.

Heureusement, des militants donnent leur temps et leur passion pour sauver les animaux. Ainsi, ces thaïlandais qui récupèrent dans les restaurants des requins destinés à finir en soupe pour les relâcher dans la mer. Le site l’internaute nous montre des images des bénévoles de l’ONG Dive Tribe qui veut nous sensibiliser aux quelques 73 millions de requins pêchés chaque année, qui sont pourtant  très importants pour  notre écosystème. Non ils ne mangent pas les hommes, mais oui, il y a de quoi avoir une dent contre Spielberg et les conséquences désastreuses de son fameux film les Dents de la mer.

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Yolaine De La Bigne

Femme en or de l’environnement en 2007, journaliste de presse écrite et radio, auteur de plusieurs livres, elle a été une des premières « rurbaines » à habiter entre Paris et la campagne. De sa collaboration avec Nicolas Hulot pour Ushuaia et Allain Bougrain Dubourg, en passant par le prix Terre de Femme de la Fondation Yves Rocher, la création de Fêt Nat’ en 2006 ( fête de la nature et de l’écologie ), Yolaine renforce son engagement personnel à travers le lancement de l’agence de presse Kel Epok Epik et de Néoplanète.