Bien-être :

L’électrosensibilité en voie de reconnaissance ?

Les cas d’hypersenbilité aux ondes électromagnétiques ne sont pas nouveaux. Pourtant, cette maladie n’est toujours pas reconnue en France comme telle. Entre scientifiques et malades, le débat continue.

Yolaine de la Bigne reprend sa place derrière le micro de Sud Radio ! Retrouvez-la chaque matin du lundi au vendredi, dans « Un monde plus vert », une chronique rediffusée à 17h27 et à écouter sur notre webradio tous les jours à 9h45, 13h30, 15h45 et 19h45 !

Ecoutez la chronique de Yolaine de la Bigne :

Version écrite de la chronique :

Une femme a reçu une allocation adulte handicapée pour son hypersensibilité aux ondes électromagnétiques au Tribunal du contentieux de l’incapacité de Toulouse. Cette décision relance le débat sur l’impact des ondes électromagnétiques

Cette femme souffrait de très forts maux de tête et d’une arythmie cardiaque après plusieurs heures d’expositions aux ondes électromagnétiques et c’est la première fois en France que l’on reconnait leurs conséquences sur la santé. On estime qu’environ 2% de notre population serait concerné. Les symptômes sont divers : maux de tête, troubles cardiaques, visuels, auditif, fatigue anormale. On appelle ça l’électro hypersensibilité, terme officiel de l’OMS depuis 2005, mais ambigu puisque l’organisation considère que ça ne constitue pas un diagnostic médical. Et en effet, l’électro hypersensibilité n’est pas reconnue comme une maladie en France. Malgré de nombreux témoignages, les scientifiques parlent de troubles psychologiques

Mais les malades, eux, se battent pour faire reconnaître leur cas !

De nombreuses associations militent en ce sens comme Electrosensible de France ou Robin des toits. Elles réclament la construction de « zone blanches », des espaces sans ondes électromagnétiques, pour que les gens concernés puissent continuer à vivre en société sans être obligé de se réfugier dans des lieux isolés. Quant au professeur Dominique Belpomme, président de l’Association pour la Recherche Thérapeutique Anti-Cancéreuse (ARTAC), il a décidé de prendre le problème à bras le corps en effectuant des recherches permettant de prouver l’existence de la maladie.

Et quand est-il de nos téléphones mobiles ?

Selon un communiqué de l’OMS d’Octobre 2014 : les champs électromagnétiques produits par les téléphones portables sont classés par le Centre international de Recherche sur le Cancer dans la catégorie des cancérogènes possibles pour l’homme. Aucune étude ne le prouve mais on recommande de téléphoner avec des oreillettes pour réduire l’exposition aux champs électromagnétiques. Et de toute façon c’est plus pratique plutôt que d’avoir son téléphone collé à l’oreille. Tous à vos kit-piétons !

Cette chronique a été diffusée le 12 novembre sur Sud Radio en partenariat avec ENGIE acteur de la transition énergétique. 

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Victoria Putz

Née dans la petite bourgade tranquille de Saint-Cloud, Victoria a vite aspiré aux voyages. Étudiante en journalisme et disciple de la presse écrite, elle roule sa bosse entre web magazines spirituels, culturels et généralistes. Après avoir passé deux mois à l’hebdomadaire TelQuel dans la très animée Casablanca au Maroc, elle entre à Néoplanète pour assouvir sa soif de culture environnementale.