Quelle époque éthique :

Travail forcé : où en est-on de l’esclavage moderne ?

21 millions de personnes dans le monde sont actuellement brisées et forçées à travailler selon les dernières estimations de l’OIT, l’organisation mondiale du travail. L’association WALK FREE qui œuvre dans le monde entier pour les droits de l’homme avance elle le chiffre de 46 millions. Des évaluations qui font froid dans le dos.

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Écoutez Yolaine de la Bigne derrière le micro de Sud Radio ! Retrouvez-la chaque matin à 6h10 et 7h22 du lundi au vendredi, dans « Quelle époque éthique », une chronique à télécharger :

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Près de 21 millions de personnes dans le monde sont aujourd’hui victimes de ce que l’on appelle le travail forcé qui n’est en fait rien de plus que de l’esclavage.

Une grande partie de ces nouveaux esclaves est, selon novethic.fr, répartie dans des champs, sur des chantiers du bâtiment, sur des bateaux de pêche ou dans des usines. 90% de ces 21 millions de personnes sont donc dans l’économie privée donc, vous m’avez bien comprise, ils travaillent pour des particuliers propriétaires de champs, d’usines, de bateaux de pêche… cela peut être des gens riches qui veulent des esclaves pour s’occuper de leurs maisons ou leurs jardins. Ces 21 millions de personnes produisent 150 milliards de dollars de profits illégaux, selon l’OIT, l’organisation mondiale du travail. Des chiffres qui méritent que l’on s’y attarde, non ?

Et l’OIT a-t-elle répertorié géographiquement ces populations ? Existe-t-il des moyens de coercition afin de leur venir en aide ?

Cela reste très compliqué. L’OIT parle de 21 millions de travailleurs et l’organisation des droits de l’homme WALK FREE, de 46 millions ! Côté géographie, on en revient au Qatar qui, pour la Coupe du monde de football de 2022, reste l’un des premiers accusés de mise au travail forcé. Des dizaines de milliers de travailleurs y sont bloqués et y vivent « comme en prison » rapporte Amnesty International : sans papiers (pris à l’arrivée) sans droits et sans confort. Heureusement de nouvelles lois commencent à voir le jour. Comme le « Modern Slavery Act » adopté par les Anglais en 2015 ou le « Transparence in SupplY Chain Act » ratifié en Californie. Des lois qui ont encore un effet limité mais qui viennent rappeler aux entreprises qu’elles sont aussi responsables de leurs fournisseurs où qu’ils se trouvent. Bref, ça bouge mais reste encore du boulot !

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Emilie Villeneuve

Sa licence de journalisme en poche, elle s’envole pour la Réunion où elle arpente l’île en tant que journaliste radio au sein de RFO. Une fois revenue en métropole, Emilie se consacre à l’environnement et au bio avec Bioaddict.fr et pige également en tant que journaliste web avec DDMagazine.com. Elle intègre la rédaction de Néoplanète en avril 2011 dont elle est aujourd'hui la rédactrice en chef adjointe du site et de la webradio. Elle fait également partie de l'équipe de "Bougez Vert", émission diffusée sur Ushuaïa TV.