Alimentation :

Le circuit court prend une longueur d’avance

Frais, pas cher, convivial, local, le circuit court permet de bien se nourrir tout en respectant des conditions écologiques et éthiques de plus en plus difficiles à trouver en magasin. Est-ce l’avenir ?

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Écoutez Yolaine de la Bigne derrière le micro de Sud Radio ! Retrouvez-la chaque matin du lundi au vendredi, dans « Un monde plus vert », une chronique rediffusée à 17h27 et à écouter sur notre webradio tous les jours à 13h30, 16h30, 19h45, 23h45 et 03h30 !

Écoutez la chronique de Yolaine de la Bigne :

Version écrite de la chronique :

On connaît bien maintenant les AMAP, ces nouveaux modes de distribution qui permettent d’acheter un panier de fruits et légumes directement au producteur, sans intermédiaire. Et ça marche de mieux en mieux ! Il y a d’autres initiatives de ce type ?

C‘est même une nouvelle tendance : celle des circuits courts, pour éviter les transports et aider les producteurs de notre région. Un exemple de ces nouvelles offres : le site Marchands des 4 saisons, une entreprise du sud de la France parrainé par le chanteur Francis Lalane. Elle met en lien les producteurs et les consommateurs, sert d’outils de communication et aide la vente de produits alimentaires ou d’hygiène basique (savons). Et tout se passe sur Internet. Vous commandez, un mail vous avertit que vos produits sont livrés et vous allez les récupérer durant la journée à un point relais. Facile, pas cher puisqu’il n’y a pas d’intermédiaire et bien meilleur car les produits sont cueillis à la demande donc hyper frais.

Ce genre de système est formidable, on pourrait imaginer que ça se répande comme les AMAP ?

Marchands des 4 saisons possède déjà 127 points de retraits dans les Alpes maritimes, en Corrèze, en Charente, en Savoie. D’ici quelques années, il y en aura partout ! Soit ce système où vous vous déplacez en point relais, soit l’envoi de votre commande chez vous directement.

Oui car le producteur n’est pas toujours dans votre région, on pense à certains produits locaux par exemple.

Exactement, et le web est un outil formidable pour sortir les petites entreprises de l’anonymat. Prenons l’exemple du site Naranjas del carmen, une orangerie familiale espagnole, près de Valence. L’histoire est jolie : trois frères et une sœur ont repris l’orangerie du grand-père. Ils cultivent toute l’année leurs fruits grâce à l’eau de leur puits et sans produit chimique. Pas de chaîne de froid, les fruits sont cueillis sur demande et à la main. Une vraie qualité pour des oranges qu’ils vous envoient dans toute la France par transporteur UPS, un système qui permet de partager le camion avec d’autres entreprises.

Ils combinent la tradition à la modernité. On commande aussi sur Internet?

Sur www.naranjasdelcarmen.com, ils ont presque 12 000 orangers, mandariniers, citronniers mais aussi d’autres fruits : pastèques, melons et des légumes comme concombres, oignons, aubergines. Ils vendent aussi leur propre huile d’olive et leur miel dans 16 pays dont la France, la Suède, l’Angleterre ou le Danemark. C’est un avant-goût délicieux de l’agriculture de demain !

585Cette chronique a été diffusée le 15 mars sur Sud Radio en partenariat avec ENGIE acteur de la transition énergétique.

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Sylvie Nadin

Après un master en sciences de l'atmosphère et de l'océan, Sylvie débute une formation en journalisme. La science doit être accessible à tout le monde et pas qu'aux scientifiques ! Face aux problèmes environnementaux actuels, elle s'engage personnellement dans la voie de l'écologie. Souvent pessimiste, elle croit tout de même qu'un avenir radieux est possible, si on se donne la peine de le construire.