Nucléaire :

Le 1er cimetière de déchets radioactifs

Durant cette COP21, on a beaucoup parlé d’énergies renouvelables mais il reste toujours le nucléaire avec le problème des déchets, qu’en faire ? C’est en effet un vrai souci et justement le gouvernement finlandais a donné son feu vert pour construire un cimetière de déchets radioactifs, le premier site d’enfouissement « éternel » où ils seront stockés pour une durée de 100 000 ans.

Pixabay
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Yolaine de la Bigne reprend sa place derrière le micro de Sud Radio ! Retrouvez-la chaque matin du lundi au vendredi, dans « Un monde plus vert », une chronique rediffusée à 17h27 et à écouter sur notre webradio tous les jours à 9h45, 13h30, 15h45 et 19h45 ! 

Ecoutez la chronique de Yolaine de la Bigne :

Version écrite de la chronique : 

Mais il existe des lieux déjà où l’on les stocke ?

Oui en France il existe des sites de retraitement. On y sépare les matières qui peuvent être recyclées pour fabriquer de nouveaux combustibles (uranium et plutonium). Et on y garde les matières dont on ne peut rien faire. Elles ne représentent que 3 % du volume total des déchets nucléaires mais elles concentrent plus de 99 % de leur radioactivité. Ce nouveau site sera creusé à 400-450 mètres de profondeur dans du granit. Il sera composé d’une multitude de tunnels où, dès 2020, on entreposera des silos en fonte recouverts d’une couche de cuivre, qui seront scellés à la bentonite, (de l’argile très peu perméable et souple). Ils seront ensuite entourés d’une barrière naturelle de granit stable, qui ne réagit pas aux oscillations de température. Ce stockage devrait durer au moins 100 ans. Puis les galeries seront scellées.

Mais d’ici 100 ans on aura peut-être trouvé une autre solution que ce stockage qui n’est pas très rassurant !

Espérons-le ! D’ailleurs les scientifiques le pensent sans doute aussi puisqu’il est prévu qu’on puisse remonter les déchets dans ce cas. Mais en attendant, ils vont rester pendant pas mal de temps à Olkiluoto, dans le sud-ouest de la Finlande. Le projet provoque bien sûr de nombreuses craintes, même si on nous rassure car c’est l’aboutissement de 40 années de recherche, notamment sur la structure des roches, pour développer une solution de stockage sûre. Après la Finlande, la Suède prévoit d’ici 2020 aussi une grotte à 500 mètres de profondeur à Forsmark. Quant à la France, la loi Macron prévoit le lancement d’une phase pilote pour Le projet Cigéo à Bure (Meuse) qui devrait démarrer à partir de 2025-2030. De quoi exaspérer les ONG qui ont rendu un rapport le 27 octobre montrant que le nucléaire n’est pas un atout, mais un frein pour la « transition bas carbone » et qu’il reste toujours ce problème des déchets que l’on ne sait pas résoudre. A suivre donc…

Cette chronique a été diffusée le 10 décembre sur Sud Radio en partenariat avec ENGIE acteur de la transition énergétique

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