Conso :

L’acacia, ça dégomme !

Un produit 100% bio qui « sert à tout et n’a besoin de rien pour s’épanouir ». Pourquoi faut-il mettre la gomme sur l’acacia ? 

gum-arabic-763043_1280

Yolaine de la Bigne reprend sa place derrière le micro de Sud Radio ! Retrouvez-la chaque matin du lundi au vendredi, dans « Un monde plus vert », une chronique rediffusée à 17h27 et à écouter sur notre webradio tous les jours à 9h45, 13h30, 15h45 et 19h45 ! 

Ecoutez la chronique de Yolaine de la Bigne :

Version écrite de la chronique :

Aujourd’hui on parle de la gomme d’acacia qu’on appelle aussi « gomme arabique ». Quel est son intérêt ?

C’est un produit exceptionnel qui a un potentiel très important pour les pays du Sahel, Soudan, Nigeria et du Tchad. Il se récolte uniquement à partir d’arbres sauvages : les acacias. On ne les trouve que dans ces régions arides. Ils permettent de créer des emplois et une économie, d’autant que la demande est forte de la part des Etats-Unis et de l’Europe. Actuellement, l’exploitation est assez anarchique. Si elle s’organisait, elle pourrait aider de façon importante les populations tout en préservant leur environnement. La méthode est totalement bio. La gomme s’écoule naturellement de l’acacia où on peut la recueillie après avoir fait une petite incision sur une branche

Qu’est-ce qu’on en fait de cette gomme ?

C’est une matière première clé. On l’utilise pour fabriquer des médicaments, des produits cosmétiques, des encres et peintures, du vin, des sodas, des chewing-gum, des bonbons, etc. L’un des leaders dans le domaine est français, la société Alland & Robert qui est le fournisseur de nombreux groupes agroalimentaires dans le monde. Elle affirme avoir des méthodes de récolte « 100% naturelles » et garantit la traçabilité de sa gomme. C’est essentiel, comme nous l’explique Guillaume Doulkom de l’ONG SOS Sahel, si on incise plus de trois fois le même arbre, ou si on fait des saignées trop profondes, il risque de mourir. Il faut donc une exploitation raisonnable et surveillée pour ne pas mettre en péril les acacias d’Afrique et déforester ces régions

Risque-t-on de reproduire le schéma de l’huile de palme ? 

Cette gomme d’acacia était déjà utilisée il y a trois mille ans par les égyptiens, notamment pour la confection des bandages de momies. A la différence de l’huile de palme, la gomme d’acacia sert quasiment à tout et n’a besoin de rien pour s’épanouir, ni pesticides, ni OGM. Elle permet de fabriquer des produits sans gluten, très faible en calories, sans odeur ni saveur. Elle a une forte teneur en fibres et aucun impact négatif sur la santé. Bref, un produit quasi-idéal pour notre consommation et pour aider les africains à gagner leur vie tout en respectant leur biodiversité. Elle devrait donc exploser dans les années à venir. Pourquoi n’est-ce pas déjà le cas ? Mystère et boule de gomme !

585Cette chronique a été diffusée le 13 janvier sur Sud Radio en partenariat avec ENGIE acteur de la transition énergétique.

Tweet about this on TwitterShare on FacebookShare on Google+Pin on PinterestEmail this to someone

Laura Stefanutto

Passionnée par le monde et ses richesses culturelles, elle écume les mers depuis son plus jeune âge. Bien décidée à profiter de ce que lui offre la vie, elle débute une série de voyage en solitaire, avec l’Australie notamment, après l’obtention de son bac. Quelques mois plus tard et des souvenirs plein la tête, elle revient en France pour entamer une école de journalisme. Sensible à la cause humaine et environnementale, elle est convaincue qu'un avenir meilleur est possible.