Quelle époque éthique !

Labels pour une mode sans cruauté

La souffrance animale est l’un des gros sujets éthiques de notre époque, du coup, beaucoup de gens changent leur consommation, y compris dans la mode, sans pour autant faire partis d’associations animalistes qu’ils trouvent trop vindicatives.

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Écoutez Yolaine de la Bigne derrière le micro de Sud Radio ! Retrouvez-la chaque matin à 6h10 et 7h22 du lundi au vendredi, dans « Quelle époque éthique », une chronique à télécharger :

Version audio :


Version écrite, collaboration Nathalie Cayzac :

Depuis quelques années, on voit en effet un changement de comportement. Mais ce n’est pas évident ! Que faire ? On peut préférer les œufs de poules et la viande bio, les cosmétiques non testées sur des animaux, bannir la fourrure et ne plus aller dans les cirques avec animaux. On peut aussi se référer à des labels, ils ne sont pas encore très nombreux et ne se trouvent pas encore partout mais ils nous guident dans les méandres de la consommation qui est devenue très compliquée.

Ce sont des labels mis en place par ces associations ?

La plupart oui car il faut tout un travail et une connaissance du sujet pour les mettre en place, ce sont souvent des associations anglo-saxonnes, très pointues sur le sujet. Comme le label HCS pour Human Cosmetics Standard, mis en place depuis 1998 pour garantir des des produits, surtout des cosmétiques, fabriqués sans souffrance animale. Ce label a abouti en 2013 à l’interdiction d’importer et de vendre en Europe des produits cosmétiques dont les ingrédients auraient été testés sur des animaux. Les labels One Voice Orange et Blue vous garantissent qu’aucun animal a souffert dans l’élaboration du produit que vous achetez, le tout grâce à une batterie de tests et à un processus de certification poussée imposé aux entreprises. 1800 références sont concernées : cosmétiques, produits d’entretien, compléments alimentaires etc. Il existe aussi les certifications « Vegan Society » et « Certifié Vegan ». Enfin, Fur Free Retailer et Animal free Fashion ont été créés pour les marques qui acceptent de ne plus utiliser, fourrures, plumes, soie, cuir et laines, ivoire, nacre ou rebuts provenant des abattoirs comme cela se passe souvent pour de l’os ou des cornes.

Du coup, ces marques font comment ?

Elles sont de plus en plus nombreuses à adopter de nouvelles matières comme le Polartec au lieu de la laine, le Thermore à la place du duvet, le Lorica pour remplacer le cuir ou le coton satiné qui est aussi doux et joli que la soie. Le marché est en train de s’adapter  car certaines matières commencent à être très démodées

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Yolaine De La Bigne

Femme en or de l’environnement en 2007, journaliste de presse écrite et radio, auteur de plusieurs livres, elle a été une des premières « rurbaines » à habiter entre Paris et la campagne. De sa collaboration avec Nicolas Hulot pour Ushuaia et Allain Bougrain Dubourg, en passant par le prix Terre de Femme de la Fondation Yves Rocher, la création de Fêt Nat’ en 2006 ( fête de la nature et de l’écologie ), Yolaine renforce son engagement personnel à travers le lancement de l’agence de presse Kel Epok Epik et de Néoplanète.