La revue de presse des animaux : Les femelles bonobos couchent entre elles pour prendre du galon

Au menu de la revue de presse des animaux : les femelles bonobos couchent entre elles pour réussir, le gibier traqué jusque dans les réserves naturelles et la discrimination envers les animaux noirs. A écouter ci-dessous (2’42)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

[audio:http://www.neo-planete.com/wp-content/uploads/2012/03/revue-de-presse-des-animaux-du-16-mars-2012.mp3|titles=revue de presse des animaux du 16 mars 2012]

Références musicales  :  « Le gorille » – Georges Brassens              « Noir c’est noir » – Johnny Hallyday


 

 

 

 

 

 

Version écrite de la revue de presse des animaux

Coucher pour réussir, chez les humains, c’est un  grand classique. Chez les bonobos aussi ! En tout cas, c’est ce qu’affirment des primatologues qui publient leur étude dans la revue Scientific Reports. D’après eux, les femelles font volontiers des câlins ensemble et l’homosexualité n’est pas tabou chez ces animaux qui ont l’habitude de régler leurs conflits grâce au sexe. Faites l’amour pas la guerre, nous on n’a jamais réussi, eux ils ont tout compris ! Gay, gay, marions-les ! Pas du tout, car cela cache une véritable stratégie ! Ces petites malignes draguent des femelles d’un meilleur rang social, genre la chouchoute du chef, pour grimper elles-aussi, les échelons et se faire remarquer du chef qui va se dire « pas mal la petite, elle s’est bien intégrée au groupe »! Et elles s’en vantent les bougresses ! Car dans ce cas, elles crient le plus fort possible et se font remarquer pour frimer et s’offrir un coup de pub socio-sexuelle. Par contre, lorsqu’elles ont une relation sexuelle avec une femelle qui ne fait pas partie de la haute, elles restent discrètes, aucun intérêt à propager la nouvelle. Pas bêtes les filles. Décidément, ce n’est pas à une vieille femelle singe qu’on va apprendre à faire des grimaces !

Les animaux ont bien raison de développer des stratégies de survie et d’intégration car la vie ne leur fait pas de cadeau. On apprend par exemple, que le gibier est traqué aujourd’hui jusque dans les réserves naturelles ! Alors que ces dernières jouent un rôle crucial dans la gestion durable des populations animales et sont censées les protéger, le site nationalgeographic.fr constate amèrement que, si les animaux sauvages s’y multiplient, les chasseurs aussi ! Ils rôdent à la périphérie des réserves naturelles, trop contents de profiter de l’aubaine. Une équipe scientifique franco-suisse lance l’alerte sur ce nouveau phénomène qui montre une fois de plus l’omniprésence des chasseurs. Ils proposent d’augmenter la taille des réserves ou de légiférer pour éviter que les périphéries deviennent un lieu de tuerie.

S’il faut lutter en permanence contre la violence des humains, il faut aussi combattre leur bêtise. Un exemple ? La discrimination envers les animaux noirs ! Le site 985fm nous annonce que la Humane Society d’Ottawa – l’équivalent de la SPCA au Québec – s’inquiète de voir les gens réticents à adopter des chats et chiens noirs ou de couleur foncée. Elle lance donc une campagne de communication pour expliquer à la population que leur couleur ne prouve pas qu’ils soient plus agressifs ou moins sympathiques que les autres. Ce n’est pas parce qu’ils sont noirs qu’ils doivent montrer patte blanche. Bref, comme disait Sacha Guitry, il ne faut pas être superstitieux, ça porte malheur !

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Yolaine De La Bigne

Femme en or de l’environnement en 2007, journaliste de presse écrite et radio, auteur de plusieurs livres, elle a été une des premières « rurbaines » à habiter entre Paris et la campagne. De sa collaboration avec Nicolas Hulot pour Ushuaia et Allain Bougrain Dubourg, en passant par le prix Terre de Femme de la Fondation Yves Rocher, la création de Fêt Nat’ en 2006 ( fête de la nature et de l’écologie ), Yolaine renforce son engagement personnel à travers le lancement de l’agence de presse Kel Epok Epik et de Néoplanète.